ACTE PREMIER
BRIGOT
Eh! ouil voilà! oh! la la! la la!
Ils sortent.
MADAME JAMBART, qui est allée chercher sa mantille à gauche.
Eh! Barillon, attendez-moi donc!
PLANTUREL, revenant du fond,
S’il était véritablement Alfonso Dartagnac, il ne serait pas marié sous le nom de Barillon. C’est un esbrouffeur... (A madame Jambart qui se dispose à je Eh! madame? |
MADAME JAMBART.
Monsieur le maire. ?
PLANTUREL.
Votre gendre est parti ?
MADAME JAMBART.
Oui, oui, je ne sais pas ce qu’il avait, ila eu l'air de fuir.
Qu'est-ce que je disais? Entre nous, il ne s’est jamais appelé Alfonso Dartagnac….
Mon gendre? Jamais de la vie, puisqu'il s’appelle
Barillon.
PLANTUREL, à part.
C’est bien ça! c’est un fouinard! (Haut.) Eh bien, puisqu'il est parti, vous lui remettrez ce livret, son livret de mariage. ;
11 lui présente le livret ouvert,
MADAME JAMBART (1).
Ah! Qu'est-ce que c'est que ces petits casiers? PLANTUREL x) C'est pour les enfants.
MADAME JAMBART.
Ab! il y a de la marge.
PLANTUREL, tournant la page.
Et puis là, l'inscription du mariage. Vous voyez « Muriage entre Jean-Gustave Barillon, fils de. etc., etc., et Frédégonde-Augustine.. »
MADAME JAMBART, corrigeant sans lire, Non... Et Virginie Ernestine Pornichet.
PLANTUREL.
Pardon. Frédégonde-Augustine, veuve Jambart.… MADAME JAMBART.
Qu'est-ce que vous dites? veuve Jamburt? C’est moi!
PLANTUREL.
Vous? Eh! bien, alors, votre fille.
Cest Virginie Pornichet, que vous venez de marier à M. Barillon.
PLANTUREL.
Mais non! mais non!
MADAME JAMBART.
Mais si! mais si!
PLANTUREL, remontant à sa chaire.
Ah! c’est trop fort! Je n’y comprends plus rien du tout. Nous allons bien voir! Flamèche! apportez l’acle. (Flameche descend de l'estrade avec le registre de mariage :
— à madame Jambart.) Tenez, vous allez voir ! (Le parcourant, il pousse un cri, défaillant.) Ah! mon Dieu!
MADAME JAMBART.
Hein! Qu’est-ce qu’il y a! Il se trouve mal! Au secours! Au secours!