ACTE PREMIER 3 FLAMÈCHE, Allons done
TOPEAU.
Vous voyez la tête du bonhomme quandilest venu pour toucher son héritage ! On lui a dit que les décédés n’héritaient pas.
FLAMÈCHE, remontant au fond à gauche pour ranger les chaises
Evidemment... quand on est feu. on est flambé.. Eh bien! vous en faites de bonnes, vous !
TOPEAU.
Oui... Et qu'est-ce que j'avais bu ?... Je vous le demande..? Une demi-bouteille !
FLAMÈCHE
Comment, pour une demi-bouteille ?
TOPEAU.
.. De cognac, ouil FLAMÈCHE.
Ah! vous m’en direz tant!
TOPEAU.
Aussi, je ne veux plus entendre parler de boire! même en chantant! Mais si vous avez un autre air dans votre répertoire ?..
FLAMÈCHE
Mon Dieu! je n'ai rien !... Ahlsi.., Si vous voulez me rendre un service, si vous voulez me faire répêter mon grand air de Roméo. (Allant prendre une partition sur le bureau du maire et redescendant au n° 2.) l'enez! voilà la partition !... vous êtes Juliette!
TOPEAU, n° 2, s'asseyant sur la banquette, Je suis Juliette !
FLAMÈCHE
Oui,
C'est que je ne l'ai jamais joué!
Ga ne fait rien! Vous n’avez qu’à lire.
CGhantant
Ecoute, Juliette, L’alouette déjà nous annonce le jour !
(Parlé.) À vous | ; TOPEAU.
Ah! c’est à moi? Mais c’est que je ne sais pas l'air.
FLAMÈCHE
Il y a les notes.
TOPEAU.
Oui, je vois bien qu'il y a les notes, mais il n’y a pas l’air.
FLAMÈCHE
Oui... Eh bien, çane fait rien, chantez sur l’air que vous voudrez... Je reprends.
Chantant.
Ecoute, Juliette.
I’alouette déjà nous annonce le jour.
TOPEAU, chantant sur l’air d € En r’venant d'la Revue » «Je suis l’chef d’un’nombreus’famille.»
Qui, tu dis vrai, c’est le jour !
Fuis ! — Il faut quitter ta Juliette.
Pardon! c’est en chantant!