ACTE DEUXIÈME
croire que je ne convoquerai pas madame votre mère...
VIRGINIE
Déjà !. déja! Vous montrez votre caractère autoritaire...
Moi !
VIRGINIE, se levant.
Voulez-vous que je vous dise?.. Vous n’aimez pas ma mère !
Mais si. mais si...
VIRGINIE
Je vois bien la figure que vous faites quand elle vous embrasse !
LA Mais non... Mais c’est qu’aussi elle a la manie de toujours vous embrasser. avec sa figure qui gratte contre la vôtre.
VIRGINIE
Comment, qui gratte 7...
Mais oui... elle devrait se raser... Je me rase bien, moi | VIRGINIE, passant au n° À.
Ah ! Vous devenez irrespectueux !.. Ma mère est une nature tendre qui a besoin d’effusion !
Qu'elle effuse un peu ailleurs, que diable!
VIRGINIE
Non! Tenez! Vous n’avez aucun égard pour maman.
Se
BARILION.
Moi !.… VIRGINIE.
Tout à l’heure encore à Jln1 mairie, vous l'avez plantée là! Vous m'avez entraînée comme un fou !
Tiens, je vous crois... le maire... qui... Alfonso !.. (L?entraioant jusqu’au canapé, et la faisant asseoir auprès de lui.) Et puis c’est que j'avais hâte de me trouver seul avec vous, hâte de vous dire tout ce que javais sur le cœur! Ah! Virginie | ma petite Virginie!
I1 la serre dans ses bras.
VIRGINIE, essayant de se dégager.
Ah! je vous avais défendu...
BARILLON, l’embrassant.
Bah! j’enfreins toutes les défenses. Vous êtes ma femme... Tu es ma femme. rien ne peut t’enlever à moi et je t’aime |!
11 l’embrasse.