ACTE DEUXIÈME
! ” BARILLON, avec une lueur d'espoir.
Vous avez un moyen ?
PLANTUREL.
Oui... vous m'avez provoqué Vous me devez une réparation... je vous tuerai...
J1 remonte.
BARILLON, bondissant, * Me tuer!
MADAME JAMBART.
Et vous savez, Barillon, il est très fort aux armes! PLANTUREL.
Je vais chercher mes témoins.
Hein ! mais attendez donc !.… attendez donc !… Je ne veux rien entendre. Mais si, voyons !... (Très aimable.) on peut causer !.. on peut causer |. À : PLANTUREL. y “ Persistez-vous à vous pourvoir en cassation ? x BARILLON.
Mais sacrebleu... Je ne peux pourtant pas rester le mari de madame Jambart! tre MADAME JAMBART, avec une petite moue. !
Oh! Pourquoi done ça ?.….
Ah! Tiens!
PLANTUREL. :
Ah! mais, je ne vous y force pas! si ça ne va pas, vous divorcerez.
Hein ! comment, je peux !.. (Lui indiquant le canapé.) Asseyez-vous donc! n
PLANTUREL, s’asseyant sur le canapé à côté de Barillon ; il est toujours au n° 3 et Barillon au n° 2.
Evidemment... Sans compter que ça ne sera pas plus long !... Cassation ou divorce, c'est le même temps! Et comme ça, au moins vous serez comme tout le monde, vous ne serez pas un phénomène !... le mari de sa belle-mère... un veau à deux têtes.
BARILLON, avec une mine de réplsion., Ah ! là, un veau ! - PLANTUR:L, . Gaserait ridicule. Tandis que là, vous divorcez.. (Se levant, passant devant madame Jambart et allant au n° 4.) Eh bien! c’est un mari qui ne s’entend pas avec sa femme, c’est toujours comme ça... *
MADAME JAMBART.
Et qui vous dit même que nous divorcerons?
Ah ! D’abord?..
, BARILLON, à madame Jambart.
Ah! bien, ça, par exemple, je vous en réponds !...
ça n’est pas vous que je voulais épouser, n’est-ce pas? c’est votre fille !
PLANTUREL.
Mais elle est beaucoup trop jeune pour vous!
BARILLON, vexé.
Ah! mais dites donc! c'est mon affaire !
PLANTUREL.
Vous auriez l'air d’être son père !.… VIRGINIE.
Songez que j'ai dix-huit ans!
MADAME JAMBART.
Tandis que moi j’en ai quarante-deux et vous quarante.
© * Virginie 4. — Barillon 2. — Madame Jambart 3. — Planturel 4.