SCÈNE VIII BARILLON, puis MADAME JAMBART
BARILLON, tout en pétrissant nerveusementet sans y prendre garde le télégramme qu'il finit par mettre en boulette.
« Pané! » il m’a appelé « pané! » On dirait que chacun se donne le mot pour m’horripiler. Ah! j'en ferai une maladie!
Il jette la boulette de papier par terre et se-laisse tomber sur
le canapé.
MADAME JAMBART, entrant @s droite ; elle a un peignoir très élégant et porte les cheveux dans le dos comme une jeune fille.
Ah! mon cœur bat!Il bat comme à une petite vierge !... où est-il? Ah ! le voilà! pourvu qu’il me trouve gentille.
BARILLON, sur le canapé tournant le dos à madame Jambart et rèvant,
Ah! Virginie ! (Madame Jambart l’embrasse } Ah ! c’est elle! (se retouruaut st voyant madame Jambart.) Oh 1à là! k
MADAME JAMBART (n° 2).
Je vous demande pardon, mon ami, mais le bon-
heur!… à BARILLON, s3 levant.
Ah! oui, c’est vrai ! Me voilà revenu à la réalité. J'oubliais! Vous ne pouviez pas me laisser dormir ?
MADAME JAMBART.
Est-ce qu’on dort le jour de ses noces?
BARILLON, passant À droite, n° 2.
Non?.…. Ah! bien! Vous verrez Si je ne dormirai pas, par exemple!
* Barillon 1, — Madame Jambart 2.