‹ Le mariage de BarillonChapitre 86 sur 98 · ACTE TROISIÈME 133 JAMBART, tous:ant · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME 133 JAMBART, tous:ant

Hum !.… hum!

Qu'est-ce que vous avez? Vous êles enrhumé ?

JAMBART, tirant une pipe # brûle-gueule » de sa poche et la mettant à la bouche.

Non, c'est l'odeur de votre tabac d'Orient qui me

tourne sur le cœur.

Il tire une blague à tabac de son autre poche et bourre sa

pipe.

Eh bien alors, pourquoi fumez-vous la pipe?

JAMBART.

C’est pour faire passer l'odeur.

Je croyais que vous n’aimiez pas la fumée ?

JAMBART, bourrant sa pipe.

J'aime la fumée de ma pipe! Au moins, c’est du tabac français, du tabac patriotique.

BARILLON, assis dans le fauteuil gauche.

Oh!là la!

JAMBART, remontant au fond.

Oui, monsieur, je n’enrichis pas les Turcs, moi! BARILLON.

Oh! ça, c’est une trouvaille ! Regardez-moi, je vous en priel Est-ce que j'ai l’air d’un homme qui enrichit les Turcs?

JAMBART.

Parlez-moi d’une bonne pipe, au grand air!

Il ouvre la porte de la baie vitrée et allume sa pipe dehors.

“bal

BARILLON, sentant le froid.

Eh! là-bas! eh! je vous en prie! L'air n’est pas si chaud ce soir | JAMBART, tout en allumant.

Laissez donc! Nous autres marins, nous aimons à respirer l’air de la mer! Voilà ce qui vous donnerait des poumons, au lieu de vous en faire en coton, comme une mouche!

BARILLON, haussant les épaules.

Coton ! Comme une mouche ! Quelle comparaison ! JAMBART.

Respirer à pleine poitrine un bon air vivifiant, les bonnes odeurs de la mer!

BARILLON, se levant et allant lui-même fermer la porte.

Oui! Mais c'est que près de Paris, les odeurs ne sentent pas la mer,

JAMBART, se dirigeant vers la droite, premier plan.

Allons! vous allez nous faire crever dans le renfermé, j'aime mieux me retirer! Vous voyez! c'est moi qui cède, comme toujours |

Ourson, va !

JAMBART.

Allons, bonsoir, je vais me coùcher !

C’est ça! allez vous coucher. (Entre ses dents.) Allez coucher,

JAMBART,

Quand j’ai mangé, il faut que je dorme !

Il rentre chez lui.

Et quand il a dormi, il faut qu’il mange | Quelle

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