ACTE 11. SCÈNE IX
donc des secrets pour moi*/ j’ n'ai donc , plus ta confiance?
piNCHON. Mais si^ madame Pîochon...
mais ce n'est pas mon secret... c'est celui de Bertrand.
MAD. PINCHON, montrant Suxette» Eh bien, 'TOilà sa femme qui a droit de le connaître, parceque, certainement, tu ne Youdrais pas troubler leur ménagei.. Il faut donc qu'elle sache tout, et moi aussi...
PINCHON. Mais, ma femme...
MADi PINCHON. C'est daos l'ordre... c'est convenable.
PINCHON. Mais je te dis...
• MAD. PINCHON. Et puis, je le veux.
PINCHON. Alors, si c'est comme ça, je vais te le dire, mais Bertrand se fâchera.
MAD. PINCHON. Ça Dous regarde... va toujours, et achève ton récit...
PINCHON. C'est dènc , il y a deux ans. quand fai été à Strasbourg, pour ,1a suo~ cession de ton oncle... monsieur Edouard y était en garnison, et Bertrand était parti quelques jours après, pour le rejoindre, parceque monsieur le comte lui avait dit:
^,Ne quitte ^pas mon- fils... veille sur lui, je te le confîe.^i^*^ Je vois donc, un matin, Bertrand entrer, dans mon auberge, pâle et défait... „ J'arrive, me dit-ilj je viens, dans lin café, d'en apprendre de belles:
demain monsieur le comte n'aura plus de fils.*^ {Pendant le récit de Pinchon^ Édouard se montre hors du parafent y et écoute avec la plus grande attenHon."^