FINAL
( Fragment final du second acte de lu Du lue Blanche.)
M. DE BREMONT, allant au-devant de Surette.
Approchez-vous, ma chère fille.
BERTRAND, à part.
Dieu & ! qu'elle est aimable et gentille !
M. DE BREMONT
Vous m’ave* promis , ce matin ,
De preudre un epoux de ma main ;
Et le voici.
8CZETTE.
Grands dieux !
BERTRAND, bas h M. de Bremont.
Mon général , je tremble.
Je ne pourrai jamais lui plaire, ce me semble.
M. DE BREMONT, à Surette.
Et je ne l’aurais pas choisi,
Si jen avais connu de plus digue qnc lui.
* Bertrand, M. du Bremont , Surette.
BERTRAND
Elle se tait; plus d’espérance.
M. DE BHÉMONT, h Surette.
Parlez
SCZETTE, avec émotion.
' ous étiez sùr de mon obéissance.
BERTRAND
Qu'eutcnds-je ! quel bonheur !
{ A Surette. )
Vous consentez?
SUZETIK.
Oui , monsieur.
( M. de Bremont fait passer Surette auprès de Bertrand. ) BERTRAND, SUZETTE, M. DE BREMONT.
ENSEMBLE
BERTRAND
Allons , allons , je r’prends courage :
Eh quoi ! j’ai su toucher son cœur !
Aussi dans notre heureux ménage Je ne vivrai qti’pour son bonheur.
Quelle est jolie! et quel est mon boubeur !
M. DE BREMONT
Par sa vertu, par son courage.
De mon fils je sauve l'honneur.
Tout va bien ; et ce mariage De nous tous fera le bonheur.
8UZETTK.
Oui, c’en est fait, l’hymen m'engage, Immolons-nous pour sou booheur;
Allons , redoublons de courage.
Cachons le trouble de mon cœur.