‹ Le mariage extravagant; comédie vaudeville en un acteChapitre 10 sur 28 · EDOUARD, BETZY · texte numérisé non relu

EDOUARD, BETZY

EDOUARD, se croyant seul.

Betzy tarde bien à paraître ; en attendant, essayons cette romance pour nous distraire. (Il se place à la harpe.) RETZY, courant la lui retirer.

O ciel ! il prend ma harpe ! il va la mettre en pièces...

EDOUARD

Oh! la charmante personne! Parlez, mademoiselle, seriez-vousla fille du docteurWerner? BETZY, tremblante.

Oui, monsieur.

cfâp

EDOUARD

Ma chère Betzy, enfin, je vous revois !

RETZY, à part.

Il sait déjà mon nom?

EDOUARD

Qu'il y a long-temps que nous ne nous étions trouvés ensemble !

RETZY.

Oh! oui, bien long-temps. (A part.) Mon père m'a recommandé de dire toujours comme lui.

EDOUARD

Mais une fois époux, rien ne pourra plus nous séparer.

BETZY

Non, rien.

Tu souscris donc au désir de ton père?

BETZY

Tu souscris...

EDOUARD

Ah ! cette liberté m'est bien permise , nous nous sommes connus si ieunes!

BETZY, à part.

C'est comme Edouard et moi.

EDOUARD

Mais tu ne me réponds pas?... Le jour qui nous unira aura-t-il à tes yeux les mêmes charmes qu'aux miens?

RETZY.

Pouvez-vous me le demander!

EDOUARD, se jetant à ses genoux.

Ah ! je suis hors de moi !

RETZY, jetant un cri et s'enfuyant O ciel! voilà sa fureur qui le prend !

EDOUARD

Pourquoi cette crainte ? Mon attitude at-elle quelque chose d'effrayant?

BETZY

Non, mais cela pourrait venir.. .relevez-vous.

EDOUARD , se relevant.

Tu le veux.

BETZY

Comme il est docile ! Je finirai par m'accoutumer à ces accès-là.

Duo de Doche.

Je jure de t'aimer sans cesse !

Répète le même serment.

BETZY

Je jure de t'aimer sans cesse !

( A part. )

Par intervalle il est charmant; Ah ! quel dommage !

EDOUARD

Ah! quelle ivresse!

BETZY

Il est charmant!

ÉDOCARD.

Heureux moment !

De fleurs je veux semer ta vie ; Mon cœur préviendra tous tes vœux.

BETZY

Ah ! que mon ame est attendrie , De le voir aussi malheureux !

EDOUARD

Chaque bijou, chaque parure Que tu voudras, Tu l'obtiendras.

Ah ! comme il aimait sa future !

EDOUARD

Mais rien ne manque à tes appas , Et tu tiens tout de la nature.

BETZY, à part.

Ah ! qu'il m'inspire d'intérêt !

EDOUARD

Oui , tout en elle, tout m'enchante.

BETZY

Si pourtant , trait pour trait , Edouard lui ressemblait, Oh ! combien je serais contente !

EDOUARD, à part.

Ah ! quel bonheur parfait L'avenir me promet , Près de cette femme charmante !

{A Betzy.)

Au doux baiser que j'ai pris sur ta main , Pour apaiser l'ardeur qui me dévore , Daigne enjoindre un plus doux encore.

BETZY

Non, non , monsieur, attendez à demain.

EDOUARD

Jusque là je ne puis attendre.

BETZY

Faudra-t-il le lui laisser prendre ?

EDOUARD

Aux vœux de ton époux cesse de résister.

BETZY

Mon père m'a bien dit de ne pas l'irriter. EDOUARD.

De ton amour accorde-moi ce gage.

Au fait, ce n'est qu'un simple badinage.

Eh bien?

BETZY, cédant.

Eh bien?

EDOUARD, l'embrassant.

Oh ! que cela fait de bien !

BETZY

0 ciel ! quel trouble est le mien !

Sortons, je suis toute tremblante.

Hélas ! si trait pour trait, Edouard lui ressemblait, Combien Betzy serait contente !

EDOUARD

Elle fuit, pudeur ravissante!

Ah! quel bonheur parfait,

L'avenir me promet , Près de celte femme charmante !

( Retzy sort. )

LE IHAK. EXTIIAV.

en

<Mi

eoooâogogooooo'oooooooooeoogeoooogooogeeeooooooeoooosoooosa

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