SCÈNE XVIII
Les Précédents, SIMPLET.
SIMPLET
Me voilà !
DARMANCÉ.
Je vais chez mon notaire. Qu'à mon retour je trouve ce pensionnaire-là garrotté dans sa loge, et demain je le fais trépaner. Venez, mes enfants.
LE DOCTEUR , tirant Betzy par le bras.
Elle n'ira pas.
DARMANCÉ, la tirant par l'autre.
Elle ira.
SIMPLET
Pauvre petite ! la voilà bien !
EDOUARD , montrant le docteur.
Comment peut-on laisser la liberté à des fous pareils ?
LE DOCTEUR et DARMANCÉ, voulant entraîner Betzy chacun de leur côté.
Air de Bancelin.
Viens , ma fille !
C'est l'espoir de ma famille;
Viens , ma fille , Et laisse là ce vieux fou.
DARMANCÉ, à Edouard.
Dis-moi comment, et par où En voyant fille si helle, On la supposerait celle D'un aussi vilain matou?
LE DOCTEUR
Vite, sous clef qu'on l'enferme, Pour le rendre à la raison.
SIMPLET, tirant Darmancé par le bras.
Allons, morbleu ! tirons ferme.
EDOUARD , tirant Simplet à son tour.
Quoi , le chef de la maison !
DARMANCÉ et LE DOCTEUR.
Quelle audace !
Oser prendre ainsi ma place !
Dis , de grâce , Si je suis ton père, ou non.
.aML.
EDOUARD , montrant le docteur.
Quelle audace!
Oser prendre ainsi sa place !
Cette audace Atteste sa déraison.
LE DOCTEUR , faisant passer sa fille du côté opposé. Qu'on vienne me l'enlever , à présent !
EDOUARD
C'est au plus sage à céder,
DARMANCE.
Tu as dit le mot, toi : c'est au plus sage à céder.
Mais est-il prudent de laisser votre fille seule avec...?
DARMANCÉ.
Bail ! ils seraient dix comme lui avec elle , que je ne craindrais pas ça. ( Faisant le geste. )
( Us sortent. )
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