‹ Le MarocChapitre 3 sur 94 · BASSIN DE LA MÉDITERRANÉE · texte numérisé non relu

BASSIN DE LA MÉDITERRANÉE

comprenant t'iis /rs c<^nr.'i d'eau qui se troiiv-.ït evtrc Li fyontiryr oranaise

it CiUtd.

L'Oued BoH-Xàtni en passant près d'Oiidjda reçoit VOued Isly, puis se jette dans TOucd M oui! ah afl^R-nt hii-mcme de la Tafna (Algérie).

CÉOGKAPHIE 19

Viennent ensuite quelques cours d'eau affluents de l'Oued Kîss qui forme la frontière.

A environ 13 kilomètres de l'Oued Kiss, se trouve l'embouchure de la Moiilouia (Moloina, Mlouia ou Molouya) le fleuve le plus important de tout le bassin. Ce fleuve qui a 420 kilomètres environ de longueur, prend sa source dans le Grand Atlas au pied du Djebel Aiachi (4.5CXD m.), la plus haute montagne du massif.

En sa première partie, la Moulouïa coule dans une vaste plaine qui s'étend, à droite, jusqu'au pied du Grand Atlas, et à gauche jusqu'à la muraille escarpée du Moyen Atlas. Cette grande vallée dont la largeur atteint jusqu'à 30 kilomètres, se termine par la chaîne des monts Dcbdou que le fleuve traverse dans une trouée, pour se retrouver ensuite dans la plaine désertique de Tafrafa, Son lit suit les contreforts du Moyen Atlas, entre en montagne, dans le Riff et traverse une série de cols et de petites plaines orientées parallèlement à la côte.

A Debdou qui est cependant à 250 kilomètres de l'embouchure, la largeur de la Moulouïa est de 30 mètres, et sa profondeur est de I m. 20. La pente moyenne du fleuve est de I millième, et sa vitesse de 40 m. à la seconde. Malgré de considérables déperditions, le fleuve roule à son embouchure 25 mètres cubes au minimum, et, en hiver, jusqu'à 800 mètres cubes sur une largeur de 100 mètres.

La Moulouïa est facilement navigable jusqu'à 50 kilomètres pendant la marée. Les contrebandiers y cherchent d'ailleurs souvent un refuge contre la tempête... et la douane.

Il n'existe aucun pont sur la Moulouïa, ce qui rend presque impossible sa traversée pendant les hautes eaux, surtout au moment de la fonte des neiges.

Ce fleuve se jette dans la mer sur une grande plage de sable, entourée de montagnes (Massif des Kcbdana).

Nous reparlerons de la Moulouïa comme étant l'une des plus intéressantes voies de pénétration au cœur du Maroc, et même jusqu'à Tafilet. De plus, par son affluent l'Oued Messoun, ce fleuve est à peine séparé de l'Oued Inuaoïicn, principal affluent du Sebou, car un seuil de i.ckx) mètres très facile à franchir

sert de limite respective aux deux versants, atlantique et méditerranéen, et peut-être une route s'indique- t-el le là pour atteindre Fez sans trop s'écarter de TAlgérie.

Les affluents de la Moulouïa, en partant de sa source sont les suivants: Oued Outat Aït-Izdeg sur la rive droite, aux confins de Beni-Meguiled et des Aïtou-Afella; O. uizert swr la rive droite, entre Megdoul et El-Bridja; O. Souf-ech- Cherg (r. g.) oued Tiddarm (r. dr.) O. Tiouant (r. g.); O. Medfa-Keddou (r. d.) O. Chegg el-Ard (r. g. au point dit Outad Oulad el-Hadj); O. Beni-Roiis (r. d.); O. Za (r. d.); et enfin O. Qeb (r. d.) (de la Martinière).

Quelques cours d'eau, ou torrents, tombent directement du massif des Kebdana dans la mer.

La Sehha Abou-Areg, près de Mélilla. est le fond d'une plaine marécageuse dans laquelle se perdent divers cours d'eau de faible importance.

Viennent ensuite la rivière Mélilla (rio del oro des Espagnols), \Oiied IkhezaaiSy \0. Bou-Hamza, l'O. Kert. Ce der nier forme la frontière Est du Rif.

En suivant la côte du Rif, l'on ne trouve que de faibles cours d'eau. On peut citer cependant: \Oued Kcrt ; \0. Bou-Azzoutn; VO. FJ'Djéman; VO. Nokoin; VO. Ghïs se rejoignant à l'ancienne ville de Nokour; XO urine ga; XO. Ter sa; XO. Mter; XO, Tarera; XO. Tiguisas; XO. Isoumaten, et son affluent SïfellaoH qui prend sa source près de la ville de Checliaouan. La dernière rivière d'une certaine importance est le Rio-Martily qui arrose Totouan. Ensuite viennent XOited Es-Sniir; XO. Mtajucs (rio Negio) XO. Frïdack et XO. A'ioiiat, qui près de Ceuta termine le bassin de la Méditerranée.

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