‹ Le Maroc. Publié sous la direction de Marcel Monmarché. Avec un autographe du général LyauteyChapitre 104 sur 153 · ENVIRONS D'OUDJDA · texte numérisé non relu

ENVIRONS D'OUDJDA

B. — Par Taforalt.

77 k. — Bonne route presque entièrement construite, extrêmement pittoresque au delà do Taforalt, dans la descente vers la Moulouya.

La piste traverse une région très cultivée et très habitée. 26 k. Aïn Sfa, ancien camp au pied de la montagne, au voisinage de jardins et de vergers. Important marché le jeudi.

D'AIN SFA A MARTIMPREY (29 k. 5 N. ; piste carrossable aux autos légères). — 5 k. Passage do l'oued Tametmat. — 10 k. Sidi El Madjene. — 13 k. 5. Madjene El Hamra. — 15 k. Maison du kaïd Taïb. '— 17 k. Jonction de la route d'Oudjda à Martimprey (p. 257). — 29 k. 5, Martimprey (p. 257).

D'AïN S FA A Berkane par la montagne, p. 259, C.

La piste longe en terrain plat les pentes S. du massif des Beni Snassene.

47 k. Boa Houria (hot. modestes : Méiiétrez et Schurdevin), poste militaire et petit village européen au pied des Beni Snassene, à proximité de terres cultivables et facilement irriguables.

De Bou Houria, des pistes mènent : l*' à (24 k.) Naïma (p. 262) par la plaine des Angad, rejoignant (à 17 k.) le Trik Es Soltane ; 2'^ à (26 k. 15) El Aioun (p. 263).

La piste remonte en terrain plat, pendant 5 k., la vallée de l'oued Ighzcr, puis devient route entretenue présentant une. montée rapide jusqu'au k. 55.

54 k. 5. Monument commémoratif des colonnes de 1859 et 1907, à l'E. et sur le bord de la route. Vue étendue.

57 k. Taforalt (rest. Libert), poste militaire et petite agglomération européenne de 50 hab., dans le massif des Beni Snassene, pourvu d'un dépôt de convalescents en été, à 850 m. d'alt., d'où l'on découvre, au N., dans un site admirable, la mer, les îles Zaiïarines (35 k. ; p. 320) et la zone espagnole.

La région, très tempérée en été (maxim. 20°), est propre à la culture de la vigne, de l'oranger, du citronnier qui y forment de véritables vergers. Le sol renferme aussi de l'onyx et du marl)re non exploités. Les sites naturels y abondent, le plus remarciuable est celui des gorges de Zegzel (p. 260).

A 2 k. de Taforalt, on trouve des ruines qui seraient celles iVAounoul, ancienne station romaine.

DE TAFORALT A MECHRA EL MELAH (40 k. O. ; piste muletière). — On suit l'ouod Tazemourt; la région est très cultivée dans les bas-fonds. — 22 k. Souk Et Tni)ie. Le sol devient aride et caillouteux. — A Aïd très forte montée à la suite de laquelle on descend dans le Cliaba Tabcheurt, long de 4 k., très encaissé et très couvert. — Passage do l'oued Sefroun; le pays, plus plat, est raviné. — 40 k. Mechra El Melah, gué sur la Moulouya, à côté dCAïn El Hammam, source chaude.

DE TAFORALT A AIN EL HAMMAM (31 k. O. ; piste muletière). — 5 k. Tagma, village. — 12 k. Kasba Bou (iriba, en ruines. — 31 k. Aïn El Hammam., sur la rive dr. de la Moulouya non guéable sur ce point.

DE TAFORALT A MECHRA ROU DELLAL (33 k. N. ; piste muletière). — 18 k. Ouea Cheraa, gué à bords escarpés. — 19 k. Cneraa, ruines d'une

TAFORALT. — BERKANE. [33] — 259

kasba qui n'a jamais été terminée; sources abondantes et jardins. — 21 k. 5. lias EL Ma, origine d'un marais dont le trop plein se déverse dans la Moulouya, puis massif de Kliennousa, boisé de lentisques et d'oliviers sauvages. — 33 k. Mechra Bou Déliai, gué de la Moulouya.

De Taforalt a Berkane par les gorges du Zegzel, p. 260; — a El AïouN, p. 263.

La route, très pittoresque, décrit de nombreux lacets. — 60 k. 5. Ferme européenne. ~ 72 k. Tagma, village au centre de pâturages, vestiges du camp du bataillon d'Afrique qui a construit la route.

. 77 k. Berkane (V. ci-dessous).

f C. — ]^AR LA MONTAGNE.

74 k. N.-O. — Route autocyclable jusqu'à Aïn Sfa ; piste muletière très accidentée d'Aïn Sfa à Aïn Reggada ; bonne route sur le reste du parcours. Très recommandé.

Cette excursion permet do traverser du N. au S. le massif des Beni Snassene, dont le point culminant est le Bas Fourhal (1,555 m. d'alt.). Les villages berbères y sont nombreux. Les vergers d'amandiers, de figuiers, do citronniers et surtout d'orangers (les oranges des Beni Snassene sont à juste titre renommées) alternent avec les boisements de chêne vert, de genévrier et de sumac (tizra) employé pour la teinture et la fabrication des explosifs. Le pays est très sûr.

26 k. d'Oudjda à Aïn Sfa, p. 258.

On rencontre successivement les villages de Oaaroa, près d'un petit col; de Sefrou, riche en bétail, près de la source et de l'oued de même nom; Amranen; (36 k.) Cliefialfa, au delà de l'oued Gtiehalfa.

45 k. Col de Fourhal, près du Ras Fourhal, d'où le panorama est magnifique.

On redescend la montagne par Ain Timzegourt, Ain Almou. — 49 k. El Annseur, village auprès de sources et de jardins; Isdraoaiue, Beni Malifoud. — 55 k. Sidi Mekki, où se trouvent les silos des Beni Mengouch El Guerroudj. — 58 k. Sidi Moussa El Rend. — 60 k. Maison du kaid Guerroudj, au pied de la montagne.

64 k. Ain Reggada (p. 257), où la piste rejoint la route de Martimprey à Berkane, qu'on suit à partir de ce point.

74 k. Berkane (hôt. modestes : du Commerce ou Babonneau, 15 ch. 2.50 et 3, pet. déj. 0.75, rep. 2.50, gar. ; du Zegzel ou Courtois; de Bourgogne), bourg européen de 2,000 hab., créé à proximité d'un poste militaire installé en 1908. Les colons de ce centre ont mis en valeur, en quelques années seulement, les 20,000 hect. cultivables qui s'étendent aux environs.

Le bourg est établi sur une pente douce que traverse la route d'E. en O..En bas, place où se tiennent les marchés du mardi et du vendredi. Au delà, oued Berkane au large lit caillouteux, qu'on franchit sur un pont; en amont, vergers et bananeraies; en aval, marabout de Sidi Mohammed Aberkane. Sur la rive g. de l'oued, fortement relevée, s'élève le camp où se trouve le Bureau des Renseignements.

260 — [33] ENVIRONS DVUDJDA.

Les gorges du Zegzel sont la grande attraction de Berkane; on peut les parcourir de bout en bout en se rendant de Berkane à Taforalt. Si l'on ne dispose que de quelques heures, on ira seulement jusqu'aux grottes de Bou Rebah et de Taserrakout {V. ci-après).

DE BERKANE A TAFORALT (21 k. S.-O; bonne route à profil très accidenté, mais très pittoresque; pour la location de mulets 10 à 15 fr. par jour y compris le conducteur, s'adresser au Bureau des Renseignements). — Franchir l'oued Berkane et prendre une piste à g. des des jardins du camp, dans des terrains montueux. — 2 k. A g., petite plaine de OuaouUout avec une ferme européenne. — 3 k. Coteau et marabout de Sidi Abd El Moumene Bou Kobraïne, du saint aux deux tombes. On descend ensuite dans le lit de l'oued au pied de (5 k. 5) la dechra Tazaghine, entourée de figuiers de Barbarie, et où se trouvent les silos des Boni Atig.

On est dès lors dans les *gorges du Zegzel, très resserrées et sauvages, aux flancs tantôt escarpés et boisés, tantôt à pic. La route suit le lit de Foued qu'elle traverse plusieurs fois. Dans le mur du Djebel Tazaroui\ on aperçoit, dans des sortes de fenêtres naturelles, des corps blancs que la légende dit être des tolba pétrifiés dans des attitues d'étudiants lisant le Coran. — 8 k. 5. La vallée s'élargit kyTakerboust, village entouré de splendides vergers où dominent les orangers. — 12 k. Marabout de Tafraout. — 13 k. Zaouïa de MouLay Ahmed Ben Aïachi, à cinq blanches coupoles. La vallée se resserre à nouveau.

15 k. Trasrout, où se trouvent deux grottes. La *gpotte de Bou Rebah (s'y faire conduire par des indigènes du hameau voisin) comprend : une grande salle sous coupole ovoïde; une deuxième salle derrière un court passage ; une troisième salle, au fond et à dr., de plus de 50 m. de longueur, ornée sur le fond de petites orgues.

Quelques pas plus haut, *gpotte de Taserrakout, avec étroite entrée à fleur de terre donnant accès dans une immense salle ornée de stalac- . tites géantes. Une stalagmite garnie de chiffons et figurant un chameau, est vénérée par les femmes stériles qui désirent devenir mères; il leur suffirait de passer sept fois dessous pour que leur vœu puisse se réaliser. — En contre-bas, Aïn Tikerchiine, source aux eaux tièdes.

De ce point, une piste conduit à (15 k. 6) Bou Houria (p. 258).

Après Trasrout, la route longe à flanc de coteau l'oued ïaï Oureït, puis remonte la vallée de l'oued Trasrout et escalade une très forte pente pour atteindre (21 k.) Taforalt (p. 258).

DE BERKANE A SAIDIA (24 k. N.-E. ; route secondaire n« 17, èntièrement achevée ; serv. de voiture irrégulier, voit, partie. 20 à 25 fr.) — La route traverse une région riche, très cultivée. — 12 k. Café maure et crête que domine le marabout de Sidi Brahim. ' — 20 k. Oued Kiss, qu'on longe pendant 4 k. sur la rive g. et dont les gorges, formées de rochers à pic, sont très pittoresques. Sur la rive dr., en territoire algérien, rotite nationale de Port Say à Maghnia. — 24 k. Saïdia (p. 257).

DE BERKANE A MECHRA KHERBACHA (28 k. N. ; piste carrossable par beau temps). — 12 k. Sidi Assas, dans une région boisée et marécageuse. 20 k. Aïn Zebda, près du douar du caïd des Haouara Dekhiisi. — A 2 k. N.-K., bordj d'El KoUi, poste de douane. — 28 k. Mechfra Kherbacha, sur la rive dr. de la Moulouya.

De Mechra Kherbacha, on peut se rendre à (18 k. E. ; piste muletière) Saïdia (p. 257), ])ar Aïn Chebbak en traversant la plaine des Ouled Mansour, large de 300 m. env., a])pelée « Sareg » par les autochtones, rcconnaissable par un cordon d'arbres fruitiers, figuiers, poiriers, gro-

GORGES DU ZEGZEL. — BERGUENT. [33] — 261

nadiers, dans lequel on trouve de l'eau douce à 1 m. ou 1 m. 50 de profondeur.

DE BERKANE A SELOUANE ET MELILLA (70 k. N.-O. ; piste carrossable en zone française, route en zone espagnole ; serv. quotidien de diligences espagnoles en 8 h. ; 25 fr. la place; peu confortable; présenter les passeports à Berkane). — 28 k. Gué de la Aloulouya, facile aux basses eaux, difficile au moment des pluies. L'aménagement d'un bac est à l'étude. — 36 k. Zaïo, poste militaire espagnol. — 70 k. Selouane (p. 319). De Selouane, le ch. de fer mène en 1 h. à Melilla (p. 319).

2° Berguent.

80 k. S. — Piste autocyclable en été, impraticable après les pluies.

La piste se développe en terrain accidenté entre le massif, des Zekkara, boisé, et le Djebel Metsila (1,211 m.). — 30 k. Gué difficile de l'oued Isly.

40 k. Djerada, relai. Montée assez raide du col de Djerada, entre la montagne du même nom et le Djebel Bou Khaltoam (1,693 m.), puis descente dans le territoire des Beni Mathar. La piste redevient plate. — 71 k. Passage difficile de Poued Ouziene.

80 k. Berguent (rest.), poste militaire à 918 m. d'alt., sous la protection duquel s'est créé un centre commercial et agricole de 500 hab.; marché important le lundi. Au voisinage, quelques vieilles kasbas et sources tièdes et ferrugineuses de l'oued Za.

DE BERGUENT A DEBDOU (109 k. O. ; piste muletière). — 30 k. Passage de l'oued Charef. — 34 k. Meridja, redoute en ruines. On traverse des zones d'alfa. — 52 k. Djebel Mekam. La piste est plus accidentée. — 64 k. Aîn Serrak. — 72 k. Ain Merini, près d'un ksar inhabité. — 74 k. Marabout de Sidi Bou Djemila, dans la tribu des Ouled Amor. — 84 k. Colline de Zelleguene, à dr. — 97 k. Foum El Oued, où la piste rejoint celle de Taourirt à Debdou (p. 265). — 109 k. Debdou (p. 265).

DE BERGUENT A MATARKA (110 k. S.-O. ; piste médiocre, autocyclable).

— D'abord à profil plat, la piste est assez accidentée au Gour Leham, puis au passage de l'oued Charef. — 35 k. Oglat Sedra, puits très fréquenté par les nomades. La piste longe la rive dr. de l'oued Charef.

— 44 k. Oglat Foukania. — 50 k. Montée assez dure sur le plateau. — 86 k. Torrad.et Ed Defla, descente et passage assez difficiles. — 110 k. Matarka, petite redoute à 1,280 m. d'alt., dans une région d'alfa.

De Matarka, on peut se rendre à (74 k. S.-E. ; piste traversant des oueds à sec) Tendrara{V. ci-dessous), par (18 k.) Oued Ghezala, (22 k.) Oued Meharoug, (29 k.) Oued Zahda. (38 k.) Oued Freïssai, (57 k.) Nif Ogab, gara remarquable, après lequel on traverse la chebka.

De Matarka à Ain Chair, p. 279.

DE BERGUENT A TENDRARA (111 k. S.; piste). — De Berguent à (35 k.) Oglat Sedra (F. ci-dessus). — Montée assez dure dans la vallée de l'oued Charef. — 52 k. Daïet Oum Slimane, ghedirs nombreux après les pluies. — 81 k. Trarit Kharsallah, région de ghedirs à 1,249 m. d'alt. — 101 k. Entrée dans la chebka Tendrara. — 111 k. Tendrara, ancien poste militaire, à 1,680 m. d'alt. et point d'eau très abondant.

De Tendrara au Figuig, p. 278; à Matarka, Y. ci-dessus, f

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