‹ Le Maroc. Publié sous la direction de Marcel Monmarché. Avec un autographe du général LyauteyChapitre 118 sur 153 · LE HAUT GUIR · texte numérisé non relu

LE HAUT GUIR

Cette région comprend les pays arrosés par la vallée supérieure de Voued Guir et de ses affluents. Venant de l'Atlas, ce fleuve a une direction générale N.-S. jusqu'à Bou Denib, puis se dirige vers l'K. pendant env. 100 k., jusqu'au confluent des oueds Bou Anane et Zelmou, pour reprendre une direction N.-S. et rejoindre la Zousfana à proximité d'igli.

De Figuig à Bou Denib.

A. — Par Colomb Béchar.

312 k. O. : dont 112 en 3 h. 45 (12 fr. 50 et 9 fr. 35) par la voie ferrée jusqu'à Colomb Béchar et 200 k. en un jour par une piste aménagée pour automobiles.

1° De Figuig a Béchar. — La voie se développe au vS.-O. et passe à (35 k.) Bou Aïech, (60 k.) Ben Zireg et (87 k.) Hassi El Haouaru Parcours assez intéressant. Belle vue à dr. sur les

COLOMB BÉCHAR, — BOU ANANE. [37] — 279

escarpements, dénudés et grillés par le soleil, du Djebel Antar, contrefort du Djebel Grouz (p. 276), qui domine Ben Zireg. Avant d^arriver à Colomb Béchar, on longe, sur 5 k. env., des palmeraies qui jalonnent le cours de Voued Oaakda (barrage).

112 k. Colomb Béchar (hùt. modestes), bureau arabe et chef-lieu d'un cercle militaire, au revers N.-O. du Djebel Béchar, terminus actuel du ch. de fer. A quelque distance du village européen de Colomb (nom d'un officier qui explora autrefois la région), ksar de Béchar, qu'on visitera (rues couvertes), et ksar de Ouakda.

2° De Colomb Béchar a Bou Denib. — La piste, praticable aux automobiles en toute saison, se dirige vers le N. à travers la hammada de l'Oum Es Seba. Vers l'extrémité 0. du Djebel Arrid, elle est rejointe, par la ligne télégraphique de Hassi El Haouari à Talzaza.

35 k. Talzaza. Passage de l'oued Talzaza et de quelques ravins, puis arrivée dans la plaine d'Oum Ech Chegag. — 69 k. Ksar El Beïda.

11 k. Ain Chair, pourvu d'une séguia fournissant une eau abondante mais passable.

D'AIN CHAIR A MATARKA (143 k. N. ; piste). — 26 k. Oqlat Mefsouk, puits peu profonds. La piste, en terrain plat et facile jusqu'à 46 k., traverse ensuite des ravins assez encaissés. — 51 k. Àïn El Ourak, source d'eau abondante et de bonne qualité au pied d'une montagne d'accès difficile. La montée qui suit est très pénible et possible seulement pour les animaux de bât et les chevaux. — 59 k. Débouché sur le plateau.

— 78 k. Bel Rhiada, puits abondants et peu profonds. — 98 k.^Gara Et Thima, à dr. — 109 k. Foiim Aggaï, à g. — 114 k. Entrée dans le ravin de Cheguig où la piste est un peu moins facile. — 117 k. ffassi Cheguig, puits dans une gorge, après lequel la piste est praticable à tous véhicules.

— 137 k. Daïet Ed Dahane, à 1 k. à g. — 143 k. Matarka (p. 261). De Matarka à Tendrara (p. 261) et à Debdou (p. 266).

La piste se poursuit en terrain tantôt dur, tantôt sablonneux, traversant de nombreux oueds. — 101 k. Hassi Kriouia. — 111 k. Chriat Ed Diab, à 3 k. N. de la piste, eau en flaques dans le lit de l'oued. — 117 k. Oued Zelmou.

146 k. Bou Anane, village indigène sur l'oued du même nom et poste militaire muni du télégraphe. — La région qui suit est découverte et peu accidentée ; le pays est complètement désert.

DE BOU ANANE A BENI TADJIT (66 k. N.-O ; piste). — 4 k. Oïded Abbas, ksar. On suit l'oued Bou Anane, qu'on traverse une quinzaine de fois pendant le trajet. — 5 k. Takoumit. — 11 k. El Haïrech. — 14 k. Ben Vnti. — 18 k. Aourirt. On suit l'oued Haïber et l'on entre dans le défilé très dangereux du djorf Dohl. — 28 k. AU Taghzout, ksar. — 38 k. Beni Bassia. La piste suit la rive g. de l'oued Ait Aïssa. — 43 k. Ait Daoud.

— 58 k. AU Sebbaïk. — 61 k. AU Fetouli. — 66 k. Beni Tadjit (p. 281).

169 k. Belibila, poste militaire à 3 k. au N. de l'oued Guir, qu'on remonte ensuite. — 184 k. Ksar Saheli, avec palmeraie, à 1 k. 5 à g. — 192 k. Ksar et palmeraie de BeniOuziene, où se

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