ACTE CINQUIÈME
RHOUETTE, au général.
Je me dirigeais sur Paris quand j'ai rencontré le nouveau commissaire.
GOURDIER
Ah!
BONAVENTURE, k part.
Aplati !
GOURDIER
Mes calomniateurs s'acharnent de tous côtés contre moi, c’est à Paris que je dois me détendre 1 (n veut sortir.)
LE GÉNÉRAL
Demeurez.
GOURDIER
Mais...
LE GÉNÉRAL
Vous commencerez d'abord par vous disculper ici.
BONAVENTURE, à part.
Ça a l'air de le gêner.
LE GÉNÉRAL
Nous vous écoutons.
Eh bien, soit !... Où sont les preuvres de mon crime?... oui, des preuves!... je les demande sur l’heure, sur-le-champ, où sont-elles ?
CLAUDE-JULIEN
Les Voici !... (Le général, après avoir pris connaissance des papiers que Claude-Julien lui remet, fait arrêter Gourdier.)
GOURDIER, à part.
Perdu !
BONAVENTURE, à part.
Réformé avec les abus.
JUV1GNY, au* soldats.
Maintenant, je suis à vos ordres. Mais, parole d'honneur, général, c'est très-laid votre France démocratique. Tachez de la faire glorieuse et grande, nous vous pardonnerons peut-être \ marchons! (Il va se placer parmi les soldats.)
ÉTIENNE
Mon père, vous repoussiez de votre famille Valleroy coupable...
LE GÉNÉRAL
Mais innocent et réhabilité je lui dois toutes mes réparations. Citoyen Valleroy, votre main ?
CLAIRE, à part.
Je peux encore espérer I
HÉLÈNE
Mon Gaston, Dieu ne nous avait pas abandonnés.
GASTON, l’embiassant.
Mon Hélène ! (a Juvîgny.) Monsieur de Juvigny, vous avez tout donné à votre parti, même votre honneur, peut-être... — Mais ceci est un compte à régler entre Dieu et vous, (Lui tendant la main.) quant à moi, j’oublie !
JLVIGNY, lui serrant la main.
Merci !
BONAVENTURE, à part.
Ils sont tous contents... et pis de nouvelles de Véronique!