‹ Le marquis caporalChapitre 29 sur 164 · SCÈNE XXIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XXIII

RHOUETTE, HÉLÈNE.

RHOUETTE.

Personne!... (Apercevant Hélène.) Eh bien, eh bien, nous écoutons aux portes?

Moi ?... mais non !

RHOUETTE.

J’ai avancé l’heure du dîner, on attend Valleroy à cinq heures au camp. Où est-il?

HÉLÈNE

Là!

RHOUETTE.

Vous me dites cela comme si c’était un malheur?

HÉLÈNE

Ah ! c’est qu’il y en a un ici !

RHOUETTE.

Que voulez-vous dire?

HELENE

Ah! je suis bien malheureuse !

RHOUETTE.

Voyons, parlez, parlez...

HÉLÈNE

Oui, car si Valleroy doit être consolé, vous seul pourriez le tenter !

RHOUETTE.

Qu’est-ce donc ?

Ah! c’est affreux, mon bon Rhouetteî... J’ai caché Juvigny dans ce cabinet... J’ignorais que d’importants papiers...

RHOUETTE.

Oui, les plans de la campagne !

HÉLÈNE

Ils ont disparu !

RHCUJETTE, à part.

Ah ! Valleroy est perdu! (Haut.) Gaston est là, m’avez-vous dit?

HÉLÈNE

Oui!

RHOUETTE.

Que fait-il?

HÉLÈNE

Il écrit.

JRHOUETTE, à part.

Son testament sans doute! (Allant à la porte ) Fermée!

HÉLÈNE

Fermée?

RHOUETTE, frappant à la Porte.

Valleroy!... Valleroy!...

Oh! mes pressentiments!

RHOUETTE.

Ouvrez, ouvrez, c’est moi!

HÉLÈNE, secouant la porte.

Gaston, mon ami, c’est moi, votre Hélène !

RHOUETTE.

Ouvrez, OÙ j’enfonce la porte! (Un coup de feu se fait entendre.) HÉLÈNE, roculant.

Ah!

Page 1