SCÈNE PREMIÈRE
GLAIRE, puis ADÈLE.
CLAIRE, seule.
Tous mes rêves, toutes mes espérances vont vers lui... toute ma vie est en lui, je le sens bien !... j’ose m’avouer que je l’aime!.. . ah! (Elle cache sa tête entre ses mains. Entre Adèle.)
ADÈLE
Mamz’elle!... (a part.) Elle ne m’entend pas!... ah! si je voulais parler !... elle tombera malade, ça c’est sûr. Depuis que M. Etienne Chombure est parti, elle est ainsi. (Appelant.) Mamz’elle!... (a part.) Pas davantage!... Madame Dortois , sa sœur, devrait y veiller. Ah! bien, oui, autre chanson, celle-là, on dirait un pauvre corps sans âme qui vit de ses souvenirs. (Appelant.) Mamz’elle!
Quoi?... qu’est-ce?... ah! c’est vous, Adèle... que vouliezvous?...
ADÈLE
Je venais dire à mamz’elle qu’il y a là trois hommes de l’armée de Sambre-et-Meuse qui demandent à parler à madame Dortois.
CLAIRE
A Hélène?
ADÈLE
Ou à vous. Je les ai priés d’attendre.
CLAIRE
Des billets de logement, sans doute. Dites-leur, Adèle,