‹ Le marquis caporalChapitre 48 sur 164 · CLAIRE, HÉLÈNE · texte numérisé non relu

CLAIRE, HÉLÈNE

CLAIRE

Tu es émue ?

HÉLÈNE

C’est vrai, la lettre que je viens de recevoir n’est pas faite pour me rassurer. (Elle lui donne la lettre.)

CLAIRE, lisant.

« La fureur de vos ennemis ne se ralentit pas. Celui qui veille sur vous depuis deux ans... » (a Hélène.) Depuis que tu es veuve. Sa protection serait sublime si elle était désintéressée. (Lisant.) « Celui qui veille sur vous depuis deux ans croit dcvo.r dans votre intérêt sortir du mystère qui l’entoure. Il aura l’honneur de se présenter chez madame Dortois deux heures après la réception de sa lettre. » (a Hélène.) Nous allons enfin le connaître.

HÉLÈNE

Il sera ici à midi.

CLAIRE

S’il a voulu se faire désirer, il a réussi. Je suis curieuse de le voir. Je me le figure doux et poétique... comme une légende allemande... et adroit... comme Machiavel. Tu me le feras connaître, u’e^t-ce pas?

HÉLÈNE

Sans doute; ai-je des secrets pour toi ?... Ah ! si, j’en ai un.

CLAIRE

Voyez-vous ça!,.. — Eh bien! j'en ai un aussi, moi.

HÉLÈNE

Toi ?

CLAIRE

Confidence pour confidence,, veux-tu ?...

HÉLÈNE

Non !

CLAIRE, piquée.

Ah !

HÉLÈNE, se levant.

Ta vie n’est déjà pas si souriante près de moi pour que j’y ajoute encore un ennui. Mais voyons, toi, que me cachais-tu ?

CLAIRE

Je plaisantais.

ADÈLE, annonçant.

Le docteur Rhouette !...

CLAIRE, à part.

Ledocteur !... quelle nouvelle nous apporte-t-il d’Étienne

HÉLÈNE

Mais entrez donc, docteur, entrez donc !...

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