‹ Le marquis de VillemerChapitre 10 sur 197 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

DUMÈR ES.

.le no connais pas de femme qui ne soit pas plus âgée que madame d'Arglade. (ii s'assied.)

UUBAIN, pr^s delà cheminée.

Vous VOUS clounez même qu'on la laisse sortir seule?

LA MAUQUISE, riant.

Elle est veuve !

j 1)1' XI tu ES. "

Et elle pleure toujours son mari?

LA MARQUISE

Il le faut bien, devaiU le monde!

Dl/NIÈRKS.

C'est juste. Sans ça, le monde ne le saurait pas.

t'RUAIN, à Diiriilres.

Vous n'aimez pas beaucoup la b;ironne?

nu NI ÈRES.

Oh! je la connais fort peu. La comtesse a longtemps refusé de la recevoir.

URRAIX.

On ne dit rien d'elle, cependant?

D UNI t: RE s.

Non: mais elle n'est pas de notre monde; elle s'y glisse.

LA MARQUISE

Moi, je la reçois; elle est bonne femme, elle m'amuse, elle sait toutes les nouvelles, elle me fait des ragots, elle est un peu... comment dirai-je? un |)eu csprce. Bah! clincun a son vice, elle est le mien. On dit ([u'elle sort du sucre ou du colon... Mais son mari était baron.

Oui est-ce qui ne l'est ]ms maintenant?

LA MARQUISE

Enfin la veuve est aux petits soins pour moi, et, si elle m'envoie la perle qu'elle m"a promise, je lui pardonnerai tout.

Et vous atlendez cette porle?...

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