‹ Le marquis de VillemerChapitre 185 sur 197 · BRUEL, ANDRÉE · texte numérisé non relu

BRUEL, ANDRÉE

BRUEL

Eh bien! qu'est-ce qu'on me dit? que ta tante est venue! Par où donc?

ANDRÉE

Par Caen.

BRUEL

Et elle m'a fait aller au bateau d'IIonfleur! Elle doit être furieuse contre moi. Où est-elle?

104 JEAN BAUDRV.

Dans sa chambre. Mais n'y allez pas, elle s'est enfermée.

BRCEL.

Quand je te le disais! Eh bien, puisqu'elle ne veut pas me voir, je vais me sécher dans mon lit. Bonsoir, Andrée. Bonsoir, mademoiselle.

ANDRÉE

Bonsoir, mon père.

BRLEL,

Méchante fille, tu vas donc quitter le nom de ton père ! Tiens, je suis très-content. Bonsoir, mademoiselle. Bonjour, madame. Madame Baudry! N'importe, tu seras toujours ma fille, n'est-ce pas?

ANDRÉE

Mon père !

BRUEL

Tu ne te repens pas d'avoir consenti ?

ANDRÉE

Pourquoi me demandez-vous cela?

BRUEL

C'est vrai, je suis absurde! c'est Baudry qui tout à l'heure m'a mis dans la tête je ne sais quelle inquiétude; et alors je me tourmente pour des choses auxquelles je n'avais pas fait attention. Ainsi, depuis quelques jours, tu es sérieuse. 11 est naturel qu'au moment de te marier tu sois plus grave , mais c'est plus que de la gravité. Tu es, par instants, comme si tu avais quelque chose sur le cœur que tu ne dis pas, comme si tu nous reprochais ta

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