ACTE QUATRIÈME
OLIVIER
Non!
BRUEL
Ah çà, qu'est-ce que vous dites?
JEAN BAUDRY
Je dis que ces enfants s'aiment et que je ne peux pas les séparer.
ANDRÉE
C'est à vous que j'appartiens.
BRUEL
.lean, ma fille est à vous.
JEAN BAUDRY
Je la refuse.
OLIVIER
Non!
JEAN BAUDRY.'
Ce n'est pas même un sacrifice. Quel plaisir aurais-je à vous faire soufl'rir, toi et elle? Au lieu que je puis avoir encore une joie : la vôtre.
Baudry !
JEAN BAUDRY
Allons, tout le monde consent.
OLIVIER
Excepté moi.
JEAN BAUDRY, haussant les épaules.
Toi? tu l'aimes!
120 JEAN BAUDRV
OLIVIER
Jusqu'à l'ingratitude, vous le savez. Mais je ne veux pas mourir de honte. Je refuse.
JEAN BALDP.V.
Tu as dit que la peine serait ce que je déciderais.
OLIVIEn.
Vous avez déjà trop fait pour moi.
JEAN BAL DRY
Oui, j'ai trop fait pour ne pas achever.
OLIVIER
Sans vous, je n'aui*ais pas même de cœur.
JEAN BALDRY.
ï"ai-je fait un cœur pour le briser?
J'ai besoin de souffrir! Je refuse.
BARENTIN, entrant.
Monsieur, il est temps pour le bateau.
OLIVIER
Me voici. (Barentin sort.)
JEAN BAL DRV.
Si tu pars, je n'en partirai pas moins.
OLIVIER, se jetant dans ses bras.
Adieu !
JEAN BALDRY.
Tu le veux?