LI-: D'JC
Quoi, clière maman? J'en suis revenu! los déjeuners emportaient 1.1 bouclie, les chevaux n'en avaient pas, les dames en avaient trop!... Toutes ces déceptions m'ont conduit à la moralité |)ar le chemin de l'ennui ; aussi, à présent... ^■ous allez voit, je vas faire un seimon.
LA MARQUISE
A qui ?
LE DUC
A Urbain.
LA MARQUISE
Sur quoi donc, mon Dieu?
Li: DUC.
Sur son idolâtrie pour les bouquins, et sur son horreur du mari;;ge.
Vous désirez que je me marie?
LK DUC
Oui, monsieur! nous le désirons tous : car enfin il faut don-
iî ■ LE MARQUIS DE VILLE.MElî.
ncr des pctils-enfanls à retio clière mère. Il faut (|ii'iin do nous deuv se décide à enlror eu ménage, et, comme ce ne peu! pas èlie moi, qui ne trouverai jamais une femme assez abandotmée du oiol et des hommes... à moins que ce ne soit madame d'ArjzI.ule, dont je neveux pas entendre parler...
LA MARQUISE
Vous pourriez trouver pire!
LE DUC
()!i! non! Songez donc; un lijmme qui devient raisonnable!
LA MAKQUISi:.
Et ça durera combien, cotte raison-là?
LE DLC.
(ja no durera pas ; mais ça reviendra, et, à forco de revenir, peut-être qu'un jour...
URBAIN
Pourquoi douter du présent?
LE DUC
A cause du passé.
LA MARQUISE
Allons, vous voulez m'épargner la peine de me le rappeler.
LE DUC
(^est un châtiment auquel je voudrais me soustraire.
LA MARQUI>E.
Vous êtes blasé sur ce chàtimcnt-là.
LE DUC, ému, lui baise la main.
Jamais !
LA MARQUISE, émue .lussi, l'embrasse.
Je suis d'une faiblesse!
LE DUC
Ah!... Encore !
LA MARQUISE
Non ! c'est plus que vous ne méritez.