ACTE ni-rxii:ME
recommande à la protection de mademoiselle de Saint-Geneix. » (A part.) Tiens! il me quille? Il n'aime donc plus la forêt de Fontainebleau ?...
LA MARQUISE, vivement.
Ma chère Caroline, je ne vous engage pas à lui accorder votre protection. Un domestique du duc?... Non, non !
LE DUC, riant.
, Mais, ma mère...
LA MARQUISE
Non, vous dis-je; je n'ai pas besoin d'un Frontin dans ma maison.
LE DUC
Mais vous êtes h cent lieues de la vérité, ma mère ! Pierre me quille parce que je le scandalise. C'est un protestant, rigide, un vrai* puritain, un sage, un antique! Je ne suis même pas bien certain qu'il ne soit pas en bronze.
LA MARQUISE
Enfin il a é[é le complice de vos folies ?
LE DUC
Oui, mais comme un bon chien est complice du larron, par instinct du devoir.
LA MARQUISE, A Caroline.
Quelle figure a-t-il?
CAROLINE
Je ne l'ai pas vu, je sais qu'il est là.
LA MARQUISE
Eh bien, voyez-le, ma chère enfant, et, s'il vous inspire de la confiance, arrêtez-le, je m'en rapporte à vous. (Le duc s'approche de
Caroline pour lui rendre la lettre. — La marquise au duc.) \ OUS , jC VOUS
emmène.
LE DUC
Vous ne voulez pas que mademoiselle de Saint-Geneix resle un seul instant avec moi ?
54 LE M A ROI' I S DE VILLRMl-R.
LA MARQUISE
Quelle fa lui le ! Je veux: tout sim[)lement vous réconcilier avecla baronne, qui nous apporte une bonne nouvelle.
LE DCC, lai offrant son bras.
Une vraie nouvelle, ou une nouvelle de son invention '
LA MARQUISE
Vous allez voir.
LE OL'C, en s'en aUant.
Mademoiselle de Saint-Geneix, je vous recommande Pierre-;
6est un trésor. (U sort avec sa mère par la porte de gauche.)