SCÈNE IX
LERDAC, FORBIN, PLACIDE.
FORBIN, l’arrêtant.
Pst! Pst!... Me prend-il pour son chien?
LERDAC.
Puis-jq savoir* monsieur, comment j’ai l’honneur d’être connu de vous ?
FORBIN-
Mais, monsieur, vous n’avez pas cet honneur... Oh ! pardon, je voulais dire...
LERDAC.
Vous avez prononcé Je nom de Valmartin tout à l’heure?
FORBIN
Moi! (ironiquement.) Je parlais de la ducheqgp...
LERDAC.
De Valmartin... Vous l’avez connue?
FORBIN , an campant.
Très-familièrement. Est-ce que monsieur...
IG
LERDAC, le saluant.
Très-familièrement aussi.
K O Kl»! N, à part.
Ce bourgeois... quelle prétention! (Haut.) Alors, vous avez sans doute aussi connu monsieur le duc son époux? (Ricanant.) Hein? (Affirmation do Lerdac.) Et le jeune Henry, sonlils, hein?
' L Elt D AC, riant.
Henry?... et vous?...
FORBIN
Pardieu ! Cela me rappelle une anecdote : L’enfant rn’ado- * rait... un jour que je le faisais sauter sur mes genoux, madame la duchesse me dit : Baptiste... je...
LEHOAC.
Baptiste! (Le prenant par t’oreijin.) Ah! coquin! Je te reconnais maintenant.
FORBIN
Monsieur, cette familiarité me blesse.
PLACIDE, riant.
Yes! yes! vous lui blessez l’oreille, monsieur Lerdac.
LERDAC.
Oui, je te reconnais... Tu as été jadis au service du duc de Yalraartin!
Ah! monsieur, ne me perdez pas... On ignore dans cette maison que j’ai servi.
PLACIDE
Oh ! oh ! monsieur Bétiste était domestique chez le papa de monsieur le duc...
FORBIN, le toisant.
Valet de pied! monsieur... et maintenant maître... .
placide. 1 .
De pieds . . . taon j ourse !
LERDAC, lui reprenant l’oreille.
Ali! drôle!... Tu as fait, tradition dans la famille des Valmartin... Ton nom est resté l’équivalent de valet adroit et peu scrupuleux.