LABORIE, JACQUELINE
JACQUELINE; à part.
La pauvre enfant, elle l’aime encore !
LABORIE, A part.
Ma mère!...
JACQUELINE, A part.
Comment supposer tant d'audace et de perfidie en le regardant?
. LABORIE, à part.
C’est à Dieu à la juger... un fils n’cst pas un juge.
JACQUELINE, haut.
Est-ce à Clarisse ou à moi que vous vouliez parler?...
C’est à vous.
JACQUELINE
Ah!... — et c’est d’elle alors que vous parlerez?...
Non.
J ACQUEIN E.
Ni à elle, ni d’elle!... c’est donc fini entre vous?
JACQUELINE, ic contenant.
Je vous écoute, parlez!... (Éclatant.) Mais, non, écoutez plutôt... écoutez, je vais vous dire ce que je pense de vous !
Madame...
JACQUELINE
Taisez-vous, je suis votre mère!... vous vous en souviendrez, ne fût-ce qu'un moment... et ce moment suffira pour que je vous fasse à jamais rougir de vous-même !... Vous allez vous battre... — N’est-ce pas déjà votre châtiment, que je puisse en parler sans fondre en larmes, moi, votre mère?... —
Vous allez vous battre, et si vous succombez, on y verra la main de Dieu, et les hommes se tairont peut-être devant votre tombe... Mais jusque-là, savez-vous ce que l’on dit de vous, monsieur?...
L’opinion s’égare souvent.
JACQUELINE
Non... comme les débauchés vous la bravez... L'opinion, c’est la conscience de tous qui se soulève contre les mauvaises actions!...