ACTE III
Voulu!... (a ta morle, saus oser y loucher.) C’est dOUC toi, ClarjSSe!...
voilà donc tout ce qui me reste de tes vingt ans et de ta beauté! Oh! je veux mourir ici, à celte place, sur ton cœur, à tes pieds! (u tombe à genoux près du cadavre. ) On nous emportera ensemble!... et qui sait? par pitié, on nous ensevelira peutêtre dans le même tombeau!... Clarisse! m'entends-tu?...
(Il relève le voile qui recouvre la morte et pousse un cri en se relevant.)
Ah!... (Avec crainte.) J’ai mal vu... j’aurai mal vu... je suis, sans doute, devenu fou !... (il soulève de nouveau le voile, avec une joie folie.) Ce n’est pas elle!... (au Dominicain.) Mon père, ce n’est pas elle... ce n’est pas elle, mon père!...
LE DOMINICAIN
Contenez votre joie, vous êtes devant une morte!
LABO RIE.
Oui... oui!... — Ah! pourvu que Dieu ne me punisse pas de ce mouvement de joie impie ! — Je me repens, mon père!... mais je croyais que c’était l’enfant que j’ai élevée et qui s’est enfuie de ma maison pour mourir !... Je n’espère qu’en Dieu pour la sauver... Priez pour moi, mon père!... (n remonte
vers le parapet, et revient aussitôt »ur te* pas.) Non... Ce mendiant
m’a dit qu’elle était descendue à la pointe de l’ile... je vaisencore y aller!... (a» Dominicain.) Vous pouvez la rencontrer, mon père... vous la reconnaîtrez à sa robe grise... parlez-lui de
Dieu!... SHUVeZ-la! SaUVeZ-la!... (Revenant sur ses pas.) Vous la
sauverez, n’est-ce pas?... En attendant priez pour elle! priez
pour moif... (u se dirige vers la rampe ; eo ce moment le mendiant revient, coart à lui en tendant son chapeau. Laborie descend sans le regarder et disparaît.)
LE DOMINICAIN
Oui, je prierai... la prière est l’envoyé de la pitié!
LE MENDIANT
11 m’a reconnu!... — Bon, j’ai l’onglée, maintenant!... je suis dans un courant d’air aussi... que je suis bête! — Allons, décidément j’ai trop froid, je ferme boutique, je rentre chez moi!... Je prendrai un second petit verre en passant, (u s'éloigne ; Clarisse arrive du côté opposé, p.V», eu de'sordre.)