ACTE III
CLARISSE
C'est cela... nous irons ensemble... vous me recommanderez.
JACQUELINE
Que monsieur Pierre serait heureux s’il vous entendait I
CLARISSE^ internent.
Vous croyez f... (changeant de conversation.) Il ÿ 3 longtemps
que vous le connaissez?...
JACQUELINE
Monsieur Pierre?... oh! depuis neuf ans... je l’ai vu presque grandir, et d’ouvrier devenir un vrai artiste.
CLARISSE
Un artiste?
JACQUELINE
Mais sans doute... Voyez plutôt. (eii« décroche nn taliban, une clé tombe, cUrîsie la ramas?e.) Oh ! ce n’est rien, c’est la clé du secrétaire, mcttez-la sur la chaise, je l'accrocherai. (Lui montrant la grature.) Regardez!
CLARISSE
Ce dessin est de lui?...
JACQUELINE
Mais oui!
CLARISSE
Le joli dessin!... les belles lignes!... (pénétrée.) Oui, c’est d’un vrai artiste, comme vous disiez!... (eii« im rend u tableau. 1 •
JACQUELINE
11 fait ce qu’il veut, voyez-vous... il cache un petit médaillon dans ce secrétaire, je parie que c’est un chet-d’œuvre.
CLARISSE
Un portrait ?
CLARISSE
Vous l’avez vu?...
JACQUELINE
De loin.
CLARISSE
Un portrait de femme, peut-être?...
JACQUELINE, accrochant le tableau.
Peut-être.
CLARISSE, prenant 1a clé.
Voyons, voyons! (s’arrêtant an moment rt’outrir le aecrétaire.) Qu’al-
lais-je faire?... non, ce serait mal payer son hospitalité... Ses secrets ne m'appartiennent pas. (on frappe.)
JACQUELINE
Entrez!... (Elle ta onrrir, Forbin u présente.)