‹ Le martyre du cœur drame en cinq actes en proseChapitre 69 sur 134 · ACTE · texte numérisé non relu

ACTE

CLARlBSeS.

Je suis très-touchée de cette marque d’intérêt, monsieur Forbin.

FORBIN, à part.

Elle est émue, ça ira tout seul. (Ham.) Oui, elle vous aime comme une mère. Elle ne peut se faire à l’idée de vous savoir pauvre et seule dans cette mansarde... Enfin elle vous demande, elle vous attend, et sa voiture est en bas.

CLARISSE

Que dites-vous?

FORBIN

Vous serez sa compagne, sa fille, sans qu’il en coûte un sacrifice à votre orgueil.

CLARISSE

Elle a dit cela?... Ah! comment vous peindrai-je ma reconnaissance, monsieur?... vous voyez, j’ai les larmes aux yeux... Ah! remerciez madame Durozoir, remerciez-la bien, monsieur!... Mais non, j'y vais moi-même!...

FORBIN, i part.

Allons donc!...

Il est bien tard, mademoiselle!

• CLARISSE

C'est vrai, vous avez raison.

FORBIN, à part.

Diable de femme!

CLARISSE, A Forbin.

J’irai demain, monsieur.

FORBIN

Mais elle vous attend ce soir... votre chambre est prête... votre place n’est plus ici.

CLARISSE

- Au contraire... la vaine et orgueilleuse petite pensionnaire a fait place à une fille grave, qui songe à gagner elle-même sa vie. Soyez certain que madame Durozoir m’approuvera et m’estimera davantage. — Voulez-vous me permettre de lui

écrire un mot?... (El'e entre dar.I'a chambre, Jj.qti.-l oc la mil.)

LE MARTYRE DU CCJEUR

Page 1