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ou maître de théologie. SoaMtToir ^éteodoit bien au-delà de cette ffciebce ; car il avoit foit des recherdies utiles et curîeusee pour l'histoire et Tutilité de sa proTÎnce»
Les réformes anti-4'dig;ieuses de 1791 le privèrent de son cànonicat , sans pouvoir ébranler sa croyonce. Il n'eut pas l'oe* casion de le prouver par le reAis do serment schîsmatique , puisque la loi d'alors ne le loi demandoil point ; mais il n'en montra pas moinssaconstanoe'dans la Foi par un très-notoire et très-infleiibie attachement è l'Eglise catholique.
Comme il avoit 68 ans lors dn décret de déportation , et que cet âge le dispeosoit de sortir de France , sous quelque rapport qu'on le considérflt y il crut pou-^ voir rester à Aemiremont. li méritoit si bien d'être regardé comme non-assermenfé, que les pei^ccuteurs l'enlevéretit , dès le ag avril i^^Si pour le mettre en réclusion dans l'ancien couvent des religieuses de 1 '^ttfumcfoi/e , à Epinal, chef-lieu du département des Fa$geê. Ce n'éloit pas assez pour eux; ils dierdièrent tin prétexte pour le conduire à l'écbafaud. Espérant qu*ils en tronvérorent un dans' la manière dont il a voit administré les revenus de sa dignité capltulalre , ils voulurent lui en liilre reftdre compte ; et , qookfu'ilfàt alors dangereusement malade, ils le ramenèrent, pour cm objet, â Remirçmont. Oblî^
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gés de le porter en son donkicUe»
car U étolt fott malade^ ils Vj irent garderjooretauit par quatre épouvantables fiidionnaires» Be* Mult , profitant de quelques heures où ses gtediens) assoupis par Fîvresse , ne pouToienl pbn voir ce qui se passoît daiîs snohambfe»
fit venir un prêtre qui eateodk sa dernière confession ,. lui administra le saikit viatique et l'extrême» onction. Ce prêtre mèrîla par son lèle, et reçut itn an après, la oou<* fonne du martjve {F*. N> A. Di-« 0BIOT ). Il n'en étoH pais indigne edui qu'il venoit d'administrer; et> eonmie il rendit son demîei' soupir dans une situation non nusins cruelle que celle d'tm cachot, quoique dans sa maisèii,. nous mettons ce confesseur de la Foi mi nombre de^nos Martyiai II fut oomme ce saint Lucien, que saint Jean Clirysostdme(tom«I«fli99iitl; p. 46), et tous les historiena ecclésiastiques grecs vénérolent eom^ me Martyr, cosveimnt qu'il étoit mort naturellement dans la prison même où , la veille , il s'étoit nourri de la sainte- Eucharistie (r. J. |.. F. Rick). Quand les hommes de la tyrannie étoient venus peur voir sHl vivoît en« eore", Lucien , se sonleitant autant qu'il le pou volt pour les regarder, leur dit trois fi^ : « Je suischré* tien » ; et tenmt son dme à Dten :
Cihn veniâsent fuidom a6 imn peratore visuri an aàhue vive^ ree, poêt^uàmprapèêcathUj^n^
tesadspeœit cas qui adventram^ càm 9t, piunitûmpifUrat , ratendiê9et,€t ter diodâêet : Sutn ehristianuê; sitmU eutn uiti-ma voce emiêU âpiritum. (Sim.
Metaphra^tes : De S. Luciano, ) ( Yojet encore Anthaiogium Grœearutn. ) L'italien Rufin est le «eut qui ait dit ensuite qii*on Tint décapiter saint Lucien dans la prison. Ses ossemensy apportés en France par les soins de Charlemagne, furent d^osésa Arles»
où fut érigée une église en son honneur, aux dépens de l*arche- Têque de Reims ( Turpin )• La fdte de ce saint Martyr y étoit encore célébrée avec solennité à Tépoqne de la réyolutîon. ( V. Saos- SATE : MaHprotogiuin GaUi^ oanum, )
RENAULT ( Enn-lBimn)»
religiease d'un courent de Paris 9 et née dans cette Tille» en 17549 habitoituo humble domicile dans k me de Rabylone» depuis que la féToIution aToit supprimé tousles eloltres. Uniquement occupée de prières et d'ceuTres de religion»
elle avoit euTiron 60 ans » lorsque , par suite d'une démarche honnête» mais téméraire de sa nièee»
à peine nubile » ches Robeepierre »
celle-ci fut arrêtée» ainsi que s<m frère avec leur père » marchand papetier» rue de la Lanicme^ en la Cité» et figé de 6a ans, chei lequel sa jeune fille demeuroit. Cette dénbarche» à laquelle la porta son imagination
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troublée par rindignation de voir ehaque jour tant de personne^ égorgées sur i'échafaud, TaToit fait saisir conmie roulant assassiner Roberspierre. Toute sa famille ayant été accusée de complicité arec elle» et traduite» de même qu'elle» au tribunal révo^ tiannaire, sa tante» religieuse»
partagea leur sort. Ce fut le 36 prairial an II (17 juin 1794 ) qu'on les amena derant les juges» arec cinquante auti^es personnes qu'elles ne connoissoient point»
qui ne se connoissoient pas même entr'elles» et qu'on accusoit néanmoinsd'être leurs complices. Fouquier-ThioTille» après avoir dit contre la jeune Aimée-Cécile Renault» figée seulement de. ao ans »
qu'elle aroit été portée à l'attentat dont il s'agit» f par le /btiatiâme de la tyrannie ( royauté ) et de la superstition » ; et contre son frère Antoine- Jacques » et leur père Antoine» « qu'ils étoient»
« comme elle » les partisans aroués de la tyrannie et du fitnaiisme religieux»» ce qui attertoit déjà la piété de toute cette famille» accusa ainsi la religieuse Edme- Jeanne» par qui Aimée -Cécile aroitété élerée» et formée auxrertus du christianisme : « La fille Renault » ex-religieuse» ditril» a été »
d'après les réponses faites par sa nièce» une de ses instigatrices.
C'est elle qui» secondée par des prêtres» au nom du Ciel» a fiiit entrer l'assassinat et le meurtre
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^ans son coeur, et qui lui a per-' suadé que ses forfaits seroient no hommage rei^du à la Dlrinîté. Le tribunal n'a que trop d'exemples que les prêtres et les religieuseiT ont été les agens les phis cruels centre la sôuyerafneté du peupto et sa liberté... , afin de rétablir le despotisme royal et sacerdotal. »
Le tribunal , en conséqueoce 9 condamna cette religieuse 9 de même que sa nièce y son frère et son neteu , à la peine de mort 9 comme également coupables d'arolr formé le complot d'assassiner Ro* berspierre. Le comité de $atut fuMic, aux crimes duquel il ne conolToit'plus, et qui 9 complotant déjà sa perte , ordonnoit ces meurtres, s'en faisoit un moyen de le rendre plus odieux à la nation française, en multipliant les immolations par un intérêt feint pour sa personne. La religieuse Aenault fut, comme sa nièce et ses deux autres parens, conduite A l'écbafaud le même jour , yêtue aussi de l'une de ces chemises rouges dont on affobloit les assassins ; et sa mort ne différa guère de celle des saints Martyrs Marcten et Martyrius, qui, dans les premiers siècles de l'Eglise, lurent mis à mort s6us prétexte d'assassinat (1).
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RfiNÉ ( Gsoiges-Edhb ) , prêtre, né à Vezelay en Niremais , d^ns le diocèse d'Autun, et chanoine de Vezelay, y resta après Ift suppression de son chapitre. Cette ▼ille se trouvant alors dans la circonscription du département de VYûnne, et les autiHÎtés qui l'opprimoient n'étant pas moins acharnées contre la religion et les prêtres que les autorilés'dela plu> part des autres départeméns, le chanoine René fut airrêtéen 1 79S* Vers la fin de l'année suivante , on' letratnaà Rochefort pour qu'il en fftt jeté au-delA des 'mers ( V, RocÉEVonr). Il s'y vit embarqué sur le navire I0 Woihingkm. Les maux que les déportés enduroient l'accablèrent : il mourut le a 00toiM« 1794* ^ ^^^ àe l\j ans9 ot ibt enterré dans l'île itadome, ( V. RvÂUDiHy vicaire; et J. Ri-
TOVâST. ) -
REBf EL ( Clavob-Fxahçois ) , prêtre, {y, C. F. Coffsa-Scmir.)
JUNTSSEC(P»aiB),dMnoHie.
( V. auxifoiiSetffieF. P. Rinvsftc.)
RENJERVE (HvjcinflMBAir* Marie), prêtre* (F. H. J.M. R0&-
lAKD. )
. RBMOU (iV... ) , curé de la paroisse de Saint-Tarend, près d'Air-»
Taolt,surledloeèsedeLaRoelielle, avoit profité de la protection de
(f) InUrfecU êunt et Martyrius ac prœfecto tradidisset, tanquam oudo-
Mfardanut , qui^ utpotè Pauli domes" res necU Hermogenis et seditionit ad-
ticos et contuhemaleêf aùintforti animo uertùsipêum, (Sosomène : iiùt» Becitt.
mortem pertuiùse, eùm eot Mandùnuu e. II.)
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rarmée eaihùHque et r&yaU ( F, VvnimIe ) f pour rester au milieu de ses ouailles 9 sans sToir prêté le serment schismatique de la consHiutùm eiviU du eUrgé.
Mais quand les troupes de la Gon- Tention pAnétfèrent dans cette contrée, cinq cents soldats tinrent assaillir ce pasteur dans son presbytère, n ne put échapper A leur fureur qu'en escaladant les murs de son-jardin ; et , sa maison ayant été pillée parles soldats 9 ses meubles furent vendus publiquement sur la place d'Airvàult : il ne lui restoit plus d'asile 9 et il n'ayolt pas d'pvire moyen d*éyiter la mort que de se mettre à la suite de Tarroée vendéenne 9 dans laquelle 3on frère ûiisoit des prodige de valeur. M. Boumiseauxen raconte des Traits admirables dans son BiHair^'des guerres de ta Vem^ dée, à la page 4^7 du tome IIL Quand cette armée 9 obligée d'évacuer la TîUe âe GhoUet > vers le i^octokve i^gS^seretiroityponrsuirie parles impies tépttblicains»
leoarè Aenou, 4ii*ils sdsiMit 9 fut miflMa4aré par eus avec ime sacrl-^ lége préférence 9 à raison de oe qu'il ètoit piètre fidèle à la Foi et ans devoirs Ife Mn miwslève*
iJs)^ femte prèire du diocèse d# Chartres , né à Bonneval , en 1 7669 ayant refusé le serment de 17919 s'étoit vu obligé de quitter sa province natale pour survre Timpulsion de son xèle^ qui le portoit à
exercer le saint ministère , en cet temps malheureux où la loi de déportation a voit rendu les prêtres si rares en France. Il se ménagea une retraite dansTatelier d*ua im-* primeur à Paris 9 et alla» avec la mission des supérieurs ecclésiastiques 9 remplir les fonctions de vicaire en la paroisse de Prouvais, sur le diocèse de Reims II fut dénoncé et suivi ; on vint Tarréter û Paris dans son refuge 9 rue de Grenelle Saint*Honoré ; et on le livra au tribunalr^vo/taûmffUBtre»
où Fouquier-ThinviUe» en l'accusant 9 fit de sa conduite une véritable apologie aux yeux^de la Foi.
« Renou9 dit^il» est un de ces /Sinatiquêê conspirateurs qui n'ont regardé la révolution que oommo un attentat à la religion dont ilsabusoient pour égarer le peuple. Ayant refusé de prêter le serment de la tonttiHfiicn civiie du eUrgéy Renou a exercé, au mépris de la loi 9 des fonctions publiques, en acceptant la place de rioaire de la commune de Prouvais, et en^ remplissant les fonctions de celle place qui n'appartenoit qu'à un prêtre eonttituliamkU* Renou a encore oherché à se soustraire à TexécutioQ de la loi de la déportation qu*il avoit encouruo par son refus de ta prestation du serment , en s'absentant de sa commune , faisant difiérens voyages suspects, et en cachant son état. Lors de son arrestation, il n*a \nême pu s'empêcher de ma-
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nifester 0W aBntioMOs/iifialftfifity.
ea disant qu» U religion ne regam doit eo rieo Je» affaires da la vé« publique. » Lé vioaira Retto» Ciit « d'après aeia , condamné à lapeiaa mort 9 qu'il subit le même jour»
à TAfe de se ans» la 5 tberoûdor an 11 ( 91 fuillet 1794 )•
AEPIN ( GuitLAim }, ourè de la paroisse deAlartigDé^riandf sur le diooèse d^AngerSy depuia »7449 et né en Anjou vers 17JO9 af oit accpiis, dans le longezerdee de ses fonctions pastorales » toun les mérites que peut obtenir un honpfétreet un «scellent pastem*.
Jl ne manquoit à la gloire de son Mcerdoeeet de ses ebeyeuxblaacsy que la brillante couronne du marn tjre ; et» pour la rendm fdoséoln* tante, le Ciel la Ini fit adieiar^par des soufiranaesdepkis d'nn genre* Comme il refoaa lë.serment scbiâ* inattque de i^i, il fut obligé ^joh 1793 9 de se rendre à Angers ponf y être coma» paisonnier, avee tons les prêties insenaenlés du dépai!tement de Jfotn^el-LoMv.
Malgré songrand Age y car il aroît alors 8a ans 9 îl ae soomit à oa li» gonrenx sort ( F. Aanapis). Em*prisonné avec ses confrèrea, 91 aoutenoit , par tant de yertns 9 et un si beau caraetère aaoerdotfeU la digniaé de sa Tieittesse, qv'ib crurent devoir loi déférer l'hon«- Mur de présider À to«s ies>pleiix «zeroicea qn'iis fiasoient en commun. Il était pour eux -nne^ovte de pontMë : le seul sacrifice de la
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masse ^ qui pût s'offrir d^uis -ce lieu da détention » l'étoit par lui ; et tous y aâsis^ient a^eç une dévotion abgéliquOf a'estimaptheuT reuxde pouvoiry êtrecoioiimniés de sa maio* comme de simples fidèles. La loi de dépor^tion « rendue le 06 août i^ga» fit sortir de cette eapèee à» pr^u touf ceux qui pouvoient aUar en exU; mais Je vénérable Bepi^ne pou voie être dispensé de s'exikr » qu'à I9 condition derester oifiilif. Il i'étoit encore , lorsque 9 vers la fin de 1.795 9 Tannée caêhaUqu$ ^ roj^aU surprit Angi^. Elle ouyrit les portes de «a prison ( F, Vbvt nia); et le pi^mief usag^ qu'il ▼oolut faire de sa liberté 9 A»^ d'aller eotisolef ses paroissiens par* sa présence ; mais M n'y «voit pkis de sûreté pour lai qe'à fia suite de celle êrroée ; âl se mit sous sa pdei^otion9 et fa auîvîtbî^n pénibleoae^t |us(lii*é ja dérpiite9i|M4 nç taada pas d'arriver. &es réfMiblioaifls 9 devenus vainquaiiT» au .milieu 4e déeem*ère ^ eurasi bientiSt alteiot le«aii|t 'vieillaad; et Us lecooduisireot im»
les prisons de ts cooMlsissÂoa wU- »itlri»g qur'4is avoient ét^Ue m Angecsu Tevt ce qu'il épr^whv^ de jnanvaia -traiteattqqa à» hm part 9 tout ce ^'il nul de seitfi^nces à endurer dans sa prison « ne peut se décrire. Sa patience 9 sa résignation étoient ipaltérables< EnÇn 9 le i5 nivôse an II { c» janvier 1794)9 il futtraduitdevantla
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commiflftioii ndUiaire ; et elle condamna à la peine de mort , «a qualité de «brigand de la Vendée» 9 ce vénérable pasteur, qui n'a?oît pas moins de 84 ans. Repin marcha au supplice ayec la double dignité de son fige et de son sacerdoce y comme « allant reccToir une couronne incomiptible» plutôt que subir une peine », à IVxemple de l'éTéque saint Fructueux (1). Sa physionomie en paroissoit plus belle et plus roafestueuse : les spectateurs étoient moins occupés de le plaindre que de l'admirer.
On eût dit <|u'il leur communi* quoit sa joie d'aller mourir pour la cause de la religion ; et quand sa tête fut tombée sur l'échafeud) Ton se sentit disposé bien plus 4 implorer sa protection auprès de Dieu , qu'à pleurer sa mort.
( V. N. Pivot, et P. Tbssiu. )
RÉSURRECTION [Sœur de ia ), religieuse. ( ^. l|*TaovaBT.)
RETOURET (Jacqvbs), prêtre, religieux de l'ordre des Grands- Carmes , dans leur maison de Limoges, et né dans celte ▼Hle en 1745» continua de l'habiter après la suppression des ordres monastiques. « Ce modeste et fervent religieux , dit M. de La Biche, avoit eu , dès sa première jeunesse, des mcBurt pures , et s'éloit distingué
(i) iCùmjmm propè esset ut ingr^ deretur ad eoronam immmreessibUem , potiiu quam ad pœnam, (Rainait:
^cta SS. Martyrum Fruetu&ii, eic, N« IV.)