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dans un hameau. Après Tavoir remplie, il retourna au lieu de sa naissance, où il rendit son ministère encore plus utile à l'Eglise. Gomme il étoit résolu à sacrifier sa vie pour le salut de ses frères, il ne put être détourné de ses travaux apostoliques par cette catastrophe du 18 fructidor ( 4 septembre 1797)9 qui remit la persécution en vigueur ( F, GciÂHE ]. Elle parvint à l'atteindre à la fin de novembre 1798. Il fut arrêté aux environs de Grasse; et, après l'avoir laissé quelques jours dans les prisons de cette ville , on le fit conduire , par des gendarmes, dans celles de Toulon. Us le déposèrent au fort de la Malgue, où il se trouva réuni avec un autre vertueux prêtre (f'^.
J^ Meybân). Amené devant le tribunal criminel du département du f^ar, siégeant à Toulon, il s'j entendit r^ondamner, le a 5 pluviôse an VII(i3 février 1799), à être fusillé 9 comme « émigré - rentré • • Avant de marcher au supplice 9 il écrivit une lettre dans laquelle on reconnoît tous les sentiinens d'un vrai Martyr. Il y disoît : « Je pardonne de bon cœur à tous ceux qui ont contribué à ma mort, principalement à mes ennemis de Vallaurie et de Grasse. Je donne volontiers ma vie pour l'expiation de mes péchés , pour la gloire de Dieu « et pour la paix de l'Eglise. Je désire que mon sang apaise la colère du Tout-Puissant) et procure à la