‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 220 sur 242 · URB · texte numérisé non relu

URB

TURPIN ( JBiJI-BAPTISTB),

curé. ( V, J. B. Du Coimibr. ) TURSAN D'£SPAGNAG

(Andbb), président de la Cour des Aides de Montauban, et né, en 1743, à La-Devèze-Rîvière, dans le diocèse de Bazas , s'étoit retiré à Gaussade. Sa conduite religieuse lui valut d'être mis au nombre des seize autres Gaussadois qu'on arrêta avec leur curé , et qu'on amena à Paris. Il y fut condamné, de même qu'eux, à la peine de mort, comme fanatiq%Ae, par le tribunal révolutionnaire 9 le 5 messidor an II (ai juin 1794)- Sa tête tomba le même jour sur l'échafaud, à l'âge de 5i ans. ( ^.

J. P. GlJLTlBBB, et P. MODLBT.)

ULDARIGK (Le Frère), des Ecoles Chrétiennes. ( V, J. B.

Gdilladmb. )

URBAIN (GiLLBs),curé de Montmédi, au diocèse de Verdun, né en 171S, avoit déjà 75 çns lorsqu'en 1791, fut exigée de lui l'adhésion à la constitution d^ vile du clergé f sous peine d'être

et sur vos cadavre* iDatilé«. Soyez mes patrons à r.iTenir! et serTez-root de modèles : Hi aunt qui Uu^erwit stotas suas in sanguine agni,^ (Testament d'un électeur de Paris, par Louis- Abel Beffroy de Kegtiy , dit le Cousin 'Jacques. Paris , Tan IV^ à la

chassé de sa cure. Se laissant gagner par la crainte d*une telle expulsion , et séduit en même temps par les illusions de cette œuvre de schisme, il en fit le serment. Continuant encore en 1795 d'exercer son ministère pastoral à Montmédi, sans avoir toutefois prêté le sermentd'^^a/il<Mi6er(<f, prescrit depuis le 14 août 179a, il fut arrêté et mis en réclusion , par les autorités du département de la Meuse i(\M\ ne pouvoient lui pardonner de conserver toujours l'esprit ecclésiastique et l'amour de la religion. Sans égard pour son grand âge , elles le firent traî-

O^o VAC

ner , yen 1 794 9 à Rochefort »

pour qu'il y subît aussi la mortelle déportation maritime à laquelle on alloit livrer une grande quantité de prêtres fidèles 9 et purs de tout serment réyolutionnaire {F. Roghbpoat). On rembarqua, mi printemps de 1794» ^ l*âg<^ de 76 an» , sur le ifarire ies Deux jésfoeiéSf où , à la f ue de ses confrères, sa conscience s'éclairant et se dégageant de tout prestige , il rétracta son serment schismatique. Par cette confession de Foi au milieu des tourmens, il devint l'égal des autres confes-

YAC

seurs de Jésus-Christ. Le véoérable Urbain mourut ensuite , le i3 août 1794 9 et fut enterré dans Pile d'Aix. Saint Augustin, parlant du reniement ek de la con« vefMon de saint Pierre , à propos de la précédente apostasie des saints Martyrs Castus et Emilius, sur la fête desquels il prêchoit (Serm. 385), les assimUoit à ce Prince des apôtres dans le résultat de son repentir : Taie aiùfuid factufnessearhitror, etiamin his Martyrihus sancîis Casio et Mmilio» {V. J. B. Taoïiçoif»

et y A.CHIEA *I>B-L1-G EAT E. )

VACHER (2V... ), prêtre du diocèse du Puy, en Velaj, où ii étoit curé, refusa le serment schismatique , et fut évincé de sa cure parles autorités révolutionnaires.

Exposé à des persécutions particulières à cause de son zèle , il ne put se dispenser de sortir de France , lors de la loi de déporta* tion. Mais , impatient de retourner au secours de ses ouailles dans une province sur laquelle la persécution ne s'étoit pas encore déployée, il n'hésita pa^ à y revenir; et, la ferreur des habitans encourageant son zèle, il se livra sans réserve aux fonctions du saint ministère. Mais bientôt les persécuteurs firent désoler cette contrée si édifiante [V. J. B. Abeillon). La terrible loi des 39 et 5o vendémiaire (ai

et 22 octobre 1793) fut portée contre les prêtres revenus de la déportation ; et dans la recherche qu'on en faisoit, le c.uré Vacher tomba entre les mains des explorateurs. On l'arrêta, et on le jeta dans les prisons du Puy. Le tribunal criminel du département de la Haute -Loire 9 siégeant en celte ville, l'envoya à la mort, comme «émigré-rentré», en mars 1794* Son évêque, H. J. de Gallard de Terraube, pieux et savant prélat, n'hésita point à le regarder comme un Martyr, ainsi que Ton peut s'en convaincre par la circulaire qu'il adressa , de Saint-Maurice en Valais, à ceux de ses prêtres qui étoient encore en exil , pour leur annoncer cette mort. ( V, Csà-

BAIEA.)

VAC

VACHÈRES (Feançois-Xi- TiBB Gbeàbd db), prêtre, chanoine de la cathédrale de Reims 9 né dans cette Tille, en 173a, ayant refusé de prêter le serment de la eanstkution eiviic du citrgé »

concouroit, avec l'abbé de Lbs- CVBB {y. ce nom], à maintenir parmi les fidèles les principes de la Foi et de l'unité catholique. A ce titre seul, il méritoit toute la haine des impies de 1792. Lorsque ceux-ci euToyèrent, de Paris à Reims, des assassins pour y exécuter les mêmes massacres qui se faisoient encore dans la capitale , les premiers jours de septembre , l'abbé de Vachères et oit retiré , arec l'abbé de Lescure, dans une campagne appelée Montchenaux, ^ deux lieues de Reims. Ces meurtriers envoient quelques uns des leurs pour les enlever de cette retraite, et les amener à la ville , sous le prétexte de leur y faire prêter le * serment de iiberU* égaiiU , qu'à peine l'Assemblée Législative yenott d'exiger.

Pendant toute la route, qu'ils firent à pied, l'abbé de Vachères marchoit, de môme que l'abbé de Lescure , avec la sécurité de véritables confesseurs de Jésus- Christ qui vont subir la mort pour la Foi. Ils s'encourageoient mu»

tuellement â soutenir avec fermeté ce dernier combat. Quand ïU entrèrent dans Reims, ils furent accueillis, avec des cris de cannibales, par la populace ameutée.

VAD 671

On les conduisit à l'Hôtel - de- Ville : ils y étoient à peine entrés, que l'abbé de Vachères fut frappé.

Il succomba le premier sous mille coups de sabres et de baïonnettes, que les assassins impatiens lui portoient à l'envi ; et il périt ainsi de la mort des Martyrs, le 3 septembre i7ga, à. l'âge de 60 ans.

VAC HIER -DE- LA -GRAVE (iV...)9Curé delà paroisse de Com<i brailles, dans le diocèse de Limo^ ges, sur lequel il étoitné, à Chambon-Sainte- Valérie, en 1 749, avoit refusé le serment de la conêtitu^ tian civile du ctergé. Malgré les persécutions que ce refus lui attiroit, il continua de fournir à fes paroissiens les secours de l'Eglise catholique. Combrailles ayant été compris dans l'arrondissement du département de la Creuse, ce furent les autorités de ce département qui se chargèrent de faire arrêter le curé Vachier en 1 795 ; et, au printemps de 17949 elles l'envoyèrent à Rochefort, pour qu'il en fût déporté au-delà des mers ( F, Rocbbfobt). On l'embarqua snrie WashingUm, oû, après quelques mois de cruelles souffrances « il succomba sous le poids des maux qu'on épvouvoit dans l'entrepont. Il mourut en septembre 1794» é l'âge de 45 ans. Son corps fut enteri*é dans 111e Modame. [F. G. Ubbub, et J. Va--

LABCBBB. )

VADIER (/V....)f curéde la p^olise d'Huban, dans le diocèse

Gya VAD VAI

de NeverSy se trouToit, en i^^y à Brest, il fut mis» avec ses con-

comme non - assermenté 9 dépos- frères, dans la prison des ma-

sédé de sa cure , et même frappé teloti». Ses forces acheroient de

par la barbare loi de déportation. s*épuiser : on ne put se dispen-

Des inûrmitcs dont il étoit affligé ser de le transporter à l'hôpital de

ue Ta voient dispensé de s'exiler Saint-Louis ; et il y rendit son

qu'à la condition de ne plus vivre dernier soupir le 27 norembre

qu'en réclusion avec les prêtres 17949 à l'âge de 54 ans. ( F'.

sexagénaires , sous la surveillance Sàint-Subin , d'Assart ; et Adelon ,

des autorités civiles. Il fut donc en- de Neufontaines.) fermé avec eux, dans la maison YAILLËRAULT. (F. Yoiixi-

claustrale qui leur étoit assignée bault. )

ii Nevers; et il j eut, comme VAISSIER ( Jbâh - Jàgqdes ) , eux, de cruelles vexations à sup- bourgeois de la paroisse de Saintporter de la part de l'impie autant Urcise , au diocèse de Saint-^ que brutal geôlier de cette prison Flour, demeurant avec ses deux (F.,Nevebs.) Mais, le 14 février sœurs (F. ci -après), déploroit, 17949 on l'en enleva inopinément, pendant la persécution, les maiavec eux, pour le conduire par heurs auxquels l'Eglise et ses mieau à Nantes, où l'on se débar- nistres étoient en proie. Fermerassoit des prêtres en les noyant ment attaché à la religion catho- ( F. Nantes), y adier souffrit infî- lique , observée chez lui avec niment des mauvais trailemens régularité et ferveur, il en praqu'on lui fit essuyer pendant le tiquoit toutes les vertus, même voyage, et plus encore des tour- les plus périlleuses en ces temps mens du fond de cale.de la galiote déplorables. Il accueillit et cacha du port de Nantes , où ils furent dans sa maison un de ces prêtres jetés. Quarante-quatre prêtres y pé- fidèles dont la tête étoit mise à lirentdemisèreautourde lui, dans prix. Cette bonne œuvre, si gél'intervalle d'un mois ; cependant néreuse , ayant été découverte • il survivoit encore, avec quelques Jean -Jacques Vai:«sier fut arrêté, autres , quand les persécuteurs , et eut la douleur de voir ses deux obligés de paroître moins cruels sœurs soumises au même sort. (F, ci-devant, tom. I, pag. a54 Elles furent conduites, avec lui« et suivantes ) , les firent passer à dans les prisons d'Aurillac. Le tri- Brest, le 18 avril. Le tempérament bunal criminel du département du curé Yadier soutint assez bien du Cantal, qui siégeoit ep cette cette nouvelle épreuve, après tant ville, prononça, contre Vais^er d'autres où sa Foi n'a voit pas plus et les deux pieuses femmes, une foibli que dans celle-ci. Débarqué sentence dn mort 7 le 5 . pluviôse

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