‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 35 sur 242 · MIN 8S · texte numérisé non relu

MIN 8S

fut ce jour-U même envoyée à la mort, comme fanoHçue. Née à Cassel, elle avolt eu j>our père Mathias Minne , tt pour mère Ja*cobe- Cécile Debout. {V. C. M.

MBBtnr, et P. C. F. MobCombib.) MINUTTE (AïïwB), née A Serignan, prés d'Orange, en 1744, étoit entrée dans le couvent des religieuses du SaifU^Sacrement, à Boiilène, et y avoil fait profes^ sion sous le nom de Siettr Saint Âtecoie. Lorsque lesconfimiinauiés monastiques furent dissoutes en 1791 9 c'ette religieuse, ainsi c(ue les autres du même couveM, se réunit aux Ursulines de la même ville, qui s'étoient remises en coihmunauté, pour continuer à vivre ensemble suivant leur sainte règle.

Elle fut arrêtée avec ces pieuses vierges, au printemps de 1794, et amenée comme elles dans les prisons <f Orange, pour y servir de vittirae9 à l'impie commission révolfUiannmre qui s'établîssoit en cette ville (F. Omahgb). La Sc^ur Saint Alexis, se considérïint comme voisine de sa mort dans cette captivitfé, prenoit la part la plus fervente aux actes de dévotion par lesquels toutes cea religieuses se disposoient à perdre Itt vie pour J.-^C. (F. D'AtBAEkDB). On ItfiSt venir à son tour devant le féroce tribunal ; et elle y comparut avec la supérieure des lirsulînes , et quatre autres religieuses. Mt)n* trant aux juges la même constance qu'elles daus la Foi; et, refusant

64 MlQ

avec autant d'énergie le serment à!égaiiU ' liberté , elle fut condamnée 9 ainsi qu'elles » à la peine de mort 9 conime « insermentée et réfractaire » y le a5 messidor (i5 juillet 1 794)- La mort d'Anne Minutte ne fut ni moins courageuse , ni moins édifiante que celle des cinq compagnes de son supplice {V. M. A. RociAD, M. A. Lam-

BEHT, £1. VlRCBlBBBy H. FaUMB»

et M. A. Petbe). Son âge alors étoit de 5o ans. (F. J. F. Moive. ) MIQ13£T (Guiliavhe), prêtre du diocèse de Saint -Flour, né à LeignaC) près Aurillac» et curé de Querols 9 dans le même diocèse 9 ayoit été expulsé de sa cure par les réformateurs de 1791^ pour n'aToir pas voulu prêter le serment schismatique. Son attachement à ses devoirs de pasteur lui ayoit ensuite fait braver les menaces de la loi de déportation du !i6 août 179^9 pour ne pas s'éloigner de son troupeau. Les agens de la persécution l'enlevèrent en 1795; et, après quelques mois d'emprisonnement dans sa province, ils le firent conduire à Bordeaux 9 pour être déporté audelà des mers (^. Boedbaux). Le petit ^minaire de cette ville , transfonné en prison 9 fut le lieu où on le déposa. Quand l'embarquement se fit, vers la fin de l'automne 1794 9 ^rois mois après la chute de Aoberspierre, le nombre des prêtres embarqués étoit déjà si considérable, que le curé Mi-

MIK

quet ne put y être compris. 11 resta dans sa prison, et souffrit des maux non moins intolérables que ceux de la déportation. Malgré la force de sa complexion, il y succomboit enfin dans le courant de mars de l'année suivante , lorsque ses geôliers crurent devoir l'envoyer mourir à l'hôpital de Saint-André. Ce fut là que, toujours captif de Jésus- Christ, il rendit son dernier soupir le 9 germinal an II ( 29 mars 1795 ), à l'âge de 47 ^ns. ( V. J. A. Mba-

GADIEB,etG. MOUMIEB.)

MIKAILLÉ (Josbpb), surnommé Briniet, jeune prêtre du diocèse de Bellay, né à La Balme , en Bugey, étoit vicaire d'une paroisse rurale d'où il fut obligé de s'éloigner en 1791, par suite de son refus du serment de la conê^ tiUUion civiU du cUrgé. 11 vint se réfugier à Lyon ; et , pour j être ignoré des persécuteurs de sa paroisse , il prit en cette ville le nom de Briniet , sous lequel il y exerçoit le saint ministère. Après le siège de Lyon, il n'échappa point aux appariteurs chargés d'amener le plus de victimes sacerdotales qu'ils le pourroieot à l'impie autant que sanguinaire commission révoiutionnairc ( K Ltor )• Les juges qui composoieat ce tribunal, trouvant le jeuae Miraillé inébranlable dans sa Foi et les devoirs de son état, le condamnèrent à la mort de l'échafoud, le 14 pluviôse an II ( a fé->

Page 1