‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 70 sur 242 · OLL · texte numérisé non relu

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oratoires publics que la loi per* mettoit alors aux prêtres catholiques de se réserver. Quand l'exercice du culte fut totalement proscrit 9 le chanoine OlUvier disoit la messe 9 confessoit et admi* nistroit les sacremens dans le secret d'une maison particulière. Après le siège de Lyon 9 en 1 79? ( f^.

Ltov ) , lorsque les proconsuls établirent en cette ville leur cruelle commission révolutiannaire , chargée spécialement de détruire les prêtres autant qu'elle le pourroit ; à cette époque où la délation étoit préconisée et récompensée 9 le chanoine Ollivier fut dénoncé par un homme dont il avoit été le confesseur 9 qui lui servoit la messe depuis trente ans 9.

et pour l'enfant duquel il avoit naguère montré la plus généreuse bienfaisance. Cette dénonciation qui fait découvrir le aaint prêtre 9 lui vaudra d'c'tre conduit à la mort. Depuis deux ans il s'attendoit à la souffrir pour la cause de J.-C. 9 et s'y préparoit avec beaucoup de ferveur. Ce fut le 18 décembre 17939 qu'il se vit saisi et jeté dans les prisons 9 où ce n'étoit pas pour lui une mince consolation de s'y trouver avec plusieurs autres chanoines de la , même église 9 également résignés à leur sort. Dans l'intervalle de temps qui s'écoula entre son entrée dans la prison et sa comparution devant la commission révoiutiùnnairc , la paix de son

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âine se manifesta d*ime manière infiniment touchante en diverses circonstances , et notamment deux jours avant d'y être appelé. S'apercevant qu'à raison de sa vue afToiblîe, il avoit les yeux humides et comme larmoyans, il dit à la domestique qui lui apportoit du dehors sa nourriture : a Je ne veux cependant pas avoir l'air de pleurer en allant à la guillotine.

Apportez-moi un linge blanlc avec lequel je puisse m'essuyer les yeux pour dissimuler cette infirmité ^ que l'on pourroit prendre pour une foiblesse de caractère • . Dans un premier interrogatoire , on lui avoit demandé s'il vouloit livrer ses lettres de prêtrise ; et il avoit répondu qu'il ne les livreroit jamais. Enfin il fut traduit devant la sanguinaire commission, le 5 pluviôse an II (aa janvier i79l)« Le président lui dit : «N'es -tu pas prêtre?» — «Oui, réponditil ; je le suis parla grâce de Dieu. • 1 — « As-tu prêté le serment de (iéerté^égaiiU? » — « Non. » — (t Tu donneras bien tes lettres de prêtrise ?» — « Ah ! Dieu m'en garde : je ne veux pas prévariquer contre mon propre sacerdoce. » — « Tu es donc un fana-, tique?» — « Ce sera ce que vous voudrez ; mais je ne prcvariquerai point. » Aussitôt les juges 9 écrivant sur leur registre : « condamné à la peine de mort comme prêtre réfractaire et fanatique » , dirent à voix haute à ses gardiens : « A

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