PEP
les portes du la prison. Dans Tespoir d'inspiration que Pépin aroit de pouvoir être encore utile à r£glise f U aroit laissé ignorer sa qualité de prêtre , que d'ailleurs on ne l'aroit pas mis dans le cas de déclarer.
Dés le premier pas , quand il se vit en liberté) il s'empressa de voler au secours des fidèles qui , depuis sa détention , a voient été privés de l'assistance de son ministère. Ses travaux apostoliques étoient trop méritoires pour n'être pas enfin couronnés de la gloire du martyre. Les turveillans de la persécution ne pouyant se dissimuler que la Foiy trèsflorissante en cette contrée, y étoit rendue telle par quelque zélé ministre du Seigneur 9 parvinrent à se mettre sur la trace du vicaire Pépin ; et, l'ayant suivi un jour qu'ir revenoit d'administrer les sacremens à un malade au bourg d'Andouillé 9 ils connurent le lieu de sa retraite dans celui de la Templerie. La garde nationale du premier eut ordre d'aller l'y arrêter : elle l'en arracba arec vio* lence ; et dans le trajet de la Templerie à la Baconnière 9 elle l'accabla d'outrages et des plus cruels traitemens. Pour le faire marcher aussi vite que Tezigeoit l'ardeur meurtrière des satellites , tantôt ils le piquoient avec leurs baïonnettes, et tantôt ils le firappoient à coups de crosse de fusil. Croyant que le commandant de la troupe qui) le plu9 acharné de tous^ l'exci-
PER
toit à ces barbares procédés , pouvoit être apaisé par quelque don capable de flatter sa cupidité, Pépin lui fit présent de sa montre en demandant d'être conduit au bourg d'Andouillé, dont il présumoit que le curé, tout schismatique qu'il étoit , s'efforceroit d'épargner le crime de l'assassiner aux gens qui le conduisoient : ce qui n'étoit pas impossible à ce curé puisqu'ils étoient de sa paroisse.
La montre fut reçue par le commandant sans reconnoissance y comme une sorte d'héritage anticipé qu'on ne pouvoil lui soustraire ; et il ne tint aucun compte de la prière de Pépin qui continua d'être conduit à la Baconnière , toujours poussé vivement par des baïonnettes déjà teintes de son sang. Quand les satellites furent arrivés -sur la place de ce bourg avec leur prisonnier, ils l'y massacrèrent impitoyablement à coups de sabre et de baïonnettes, comme s'ils eussent voulu que le lieu , plus particulièrement sanctifié par son ministère, le fût encore par l'effusion totale de son sang. Les pieux habitans le recueillirent avec respect « et enterrèrent son corps dans le cimetière de cette paroisse. (T. Jh Pbixb, et A. E. Prilippot. }
PEED&IX (Grailbs-Jacqitbs)i prêtre et religieux de l'ordre des Carmes, dans le diocèse du Mans, habitoit la rille de Laval, après* la destruction des cloîtres. N'étant