‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 166 sur 222 · CON CON · texte numérisé non relu

CON CON

et soatint ewoi^e^fla" népiitatitn^ même époque > empêcha ôelui^ci,

qu'il &'y étoit acquise par ses Gomme son archeyêquey de faire

Thèses sur V Ecriture -SainUi dans le Yiennots tout le bien dont

€n sùo iqngues, lesquelles for* ils .étoieot capables. Les temps de-

molen^ un voluxae in-^\ Il publia tenant de plus en plus fâcheux , il

successivement dans le cours de revint habiter Tancien domicile

sa vie divers ouvrages du même solitaire qu'il avottà Paris, dans

genre, et très-estimés des savans^ la rue des 'Postes, au «-delà dfl

tels que. .Emo» sur VEoritun l'église de Saînte-Cîeneviève. Tout

Sainte ; *^ NouveUe méthode en j remplissant pïiisiblement,

jnmr entrer dans ie vrai sens iU au milieu des circonstances les

CEcriturei — iaG^scexpli^ plus alarmantes, ses devoirs sa-»

quéôi — le Lévit^que expliqué; œrdotaux, il s'occupoit encore de

— les Psaumes eaupiiqués , avec nouveaux ouvrages utiles à la re-

un Traité de ta poésie des Hé* ligion. . Sa retraite fut violée vers

éreux^ formant un total de qua- la fin de 1793 par les satellites de

lorze vol. D'autres ouvrages sur des la persécution , qui le jetèrent dans

sujets analogues sortirent encore les fers oomme suspect. Il j resta

de sa plume savante et féconde : jusqu'au 6 thcucmidoran II (24 iuil-»

la liste s'en trouve dans les bîblio-: l^t 1794)9 jour où le tribunal

graphies modernes. Par la nature y révohuiimnaire le fit compa-^

la difficulté et la multiplicité de roitre devant lui; et les jugies le

ses tiiavaux, l'on peut juger de condamnèrent à la peine de. mort,

son zèle pour les intérêts de la. sous le prétexte « qu'il étoit en-*

religion , ainsi qne de l'ardâur de. nemi du peuplé, et qu'il avpii

sa Foi , de laquelle dérivoit tantt provoqué le rétablissement de la

de courage pour la plus grande: cojauté », U fut déoapité pea

illustration des livressacrés. Lors» d'iieures après ce jugement. 4[)ua-»

queM^Charles^-Françoisd'Aviau*. torse ans plus tard, c'estrà-^ire

du Bok de £ansay,en Poitou, fut en 1808, un hommage aolennal

placé en 1789 sur le siège* archi- fut rendu au savoir de l'abbéiduf

épiscopal de Vienne ( 1) y il ne crut; Contant , par la ' dasse .de<i ins^

pouvoir rien faire de mieux que- eriptians t$ MUê - iMres . dit

d'y avoir pour un de ses vicaires l'Institui de Fraoee ^ dans le. ta^

généraux Ifabbédii €ontant;iiiai& bieau que son âectétaûfe pecpéUiei

la révolution étant survenue à la présenta sur les progrès de l'hisr»

. • • ■ •■■' . • toire au chef du gouvernemeat

CO Archevêque de Bordeaux depui. ^'«1 ^3 ^ ^ui ^a^oit VOUlu qil'oaiu&

le coHconfet feft en i8©i, entre J« ett rendit co«pte.

pape Fie VII «tBttonsparto. : COVVi)L£ (FiM^)» vaBQMQi

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curé de MontfoitydMid le diocèse roit dans une disette alisolue.

du Mans 9 forcée malgré son âge Lorsqu'on arrêta les prêtres Inser*

afancéy de sortir de France» mentes » après te lo août 17921 y

comme prêtre non -assermenté 9 et qu*on vint ches lu!» pour le

par suite de la loi impie du a6 août saisir comme tel » le 3ô du «lêiEnB

179a, mourut en route pour mois, il éloit malade d^unefièrre

l'exil. Angers est la yille qui reçut Ttolente. A la rue de la horde ar^

les derniers soupirs He ce rené- mée de piques qui entroift pour

rable ecclésiastique banni pour l'enleyer, son inflexible courage

sa Foi» et dont la moft fut la ranima ses forces; et il dit à ces sa-^

même que celle du saint Martjr tellitesderimpie tyrannie: «Ces?

Hélîodore » éfêque de Beth- donc pour m'enfermer avec le§

Zabde , à laquelle nous ayons prêtres, que yous yenez me cber-^

déjÀ comparé celle de Ch. Bou- cher! allons, le yais roossulyre;

garel. ( V. R. Dvcbjlmboh , et F* il conyient à Copenne de mourir

J. GoiFAsxoN.) au poste de l'honneur». Gepen*

COPENNE (BcRTiAivB-AHfoiini èant les forces du corps ne corres^

BE ), né dans I4 Guienne , et d'ane pondoient pas en lui à celles de

femille en qui reviyoit toute la l'âme. Il étoit s! affoîbH par la

loyauté de l'antique oh^yalerie» misère et par sa maladie, qu'il ne

étoit simple yicaire d'une pa* pouyoit marcher qu'ayec une pein^

roisse du diocèse de Paris. Il ay oit extrême. Les satellites impatient

l'âme trop droite et l'esprit trop le traitèrent ^ 0t il fut si fiitigué

éclairé pour faire le serment de la du trajet qu'il eut à faire de che<

eonstUutian civUe du clergé, lui à l'église de Saim^Firmin,

Son refus le mit dans la nécessité où siégeoit le comité dvU de la

de s'éloigner de son poste ; et il section auquel il deyoit être liyré f

yint habiter Paris , dans le quar* qu^l fallut l'y mettre aussitôt sur

tier retiré de la montagne Sainte* un lit. Il y respira ayeo un yéri-»

Geneyièye. Quand des amis dont table contentement , en pensant

b conscience étoit peu timorée que son dernier soupir serok pour

lui conseilloient de prêter le ser- son Dieu et pour son roi. Le co«

nent, il répondoit ayec énergie: mité le trouya inflexible dans le

•Jamais les Copenne n'ont man- refus du serment-de la ^otMltffi^

que à leur parole d'honneur ; )'ai tion eivide du cùngi » et le con»*

donné la mienne à Dieu et au l^oi « • titua prisonnier dans le séminaire

II ayoit d'autant plus de mérite deiSoinl-sFfmim, où iltrouyoit

dans sa fidélité , que» dékué de tant 4e compagnons d'héroïsme

fortune, il manquoit même de sacçirdotal. Tout malade qu'il étoit»

moyens d« svbsistanee 9 et se tnm- Il avroit été capable , par son g^«

Gtfft COP 46t

aéreU «Metère t <Ie: MfiAer knr vit bientôt de la priion à sa mère r

courage^ s'Us ea eussent eu bo* U lui disoit ; « Nous eommençon»

sota. Lorsqu'on vint les massaêrer^ l'annie (i 794) d'une manière fort

le Sseptenïbrey les assassins» obli« amère.^... Miûsquelqueduresque

gés 4e Taiter cbeccher 4^ns son soient les circonstances présentes»

liVoik il gisolt encore y se oon- ji^espèro qu'elles Aoua seront utile»

tentèrent de l>n enlerer et de hi et Adorables 9 parce que c'est la

^r. jkar la fenêtre 9 du bauf de Tolontède Dieu; et jamais , peut*

l'étage éleTé qu'il habitoiti» Quand être , annéiS n'iwra été plus heu« il topi^fi» des femmes armées de wise» plus abondante en grâces^ massues accoururent sur lui» en mérites^ en sainteté » que ceUe«* pour lui porter. 1^ derniers coupa ci* •« • Faisons doffc généreusement 4<,mort» et le frappèrent «reo à Dieu toua les sacrifiées qu'il de*d*autant . plus de rage^. qu'allea mande de nous».... Pour moi , il étoieot. imbues de la petsueMon me demanderoit ma Tié» je la lui générale qu'il ne Tarieroit jamais dois ; et je suis prêt à la luidans. Sfiiétermination de mourir rendre «• Il fut presque aussitôt pom* son Dieu comme pour son- traduit deTantki tribunal criminel; rQi.(F. SarTama). Il aToit alort du département d« Jura, sié«^ 4oans» geantâDôle;etlematindal4nif> ; GpfSE^SiCBMIT (Clavdi-p toso an H (3 janvier 1794), ce FiAirfOla)) dit lUne)» prêtre du tribunal le condamna à la peine diocèse de B^éançon, né à Dôle de mort» sous le faux préteito en Francbe^Gomté» vers i^Sg» qu'il étoit « émigré«rentré ». Ea» et yicaire au lieu de sa naissance^ mené dans la prison pour 7 at-^ resta ferme dans sa Foi parmi la tendre l'heure du supplioe » à défection de plusieurs ec^éaias* l'exemple de isaint Flarien » il tiqpes plus figés que lui» qui prê* écrivit à sa mère une nouTelle toient lâchement le serment de la lettre dans laqudle il lui adressoit çontiiHUian eiviU du eUrgL ce» paroles : « Dieu denunde de ^acrtâant sa TÎe à Dieu pour le tous de grands sacrificestetvoua maintien de la Foi dans ces con« ayes trop de reKgion pour les lui

trées» il y resta malgré la loi de refiiser..*. Toutes les fois que la

déportation*- Les précautions que nature en frémira^TOMs trouyerea

la prudence lui fit prendre» purent dans totre paoûile résignation k

le soustraire aux recberehes des la Tolontè d& Dieu» la paix et la

persécuteurs jusqu'à lafiq de 1 7g5; tranquillité. Voilà » ee me semble »

Doaîs enfin il fut découvert et ar- à quoi je crois devoir attribuer le>

rêté» les derniers jours de dé* calme dont je jouis mni-même.

oembre* Dans une lettre i^u'ilécrK Je puis dire que )e n'ai jamais, osé*

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demander«u Seîgneurla cessation des peines ifu^il noos enVdyek ; mais seuIemeDV' qu'il rentiplîc '^ nous «a totomè) «t- qu'il nqu»

donnai la lb«^ de' raeoôlii|^ nous-inênM^ttr^o* résîgoatiotr etf ^nérositéi.Adjt^iiniliui qo'flMi^S' lar fait cofitioftrd, n^ésiMns^pasrà nous' y^^oumetitM;- Noik' tlH>ute^ TOMf àènBf notre soînftfi^ion' un; coBlentemeni #èel; et iVisattT8nee> de notre salot; Mère dé douleur,* Totré affltetioif i»oil»'paroît bien grande; nmfe y pour <vobs CO0<^' soler^ eÔTisegef la mère destfac-' obabées.^ Area quelle Joie , quel empressement, ellb enVojoitélle*^ même toua- ses . enfen»' au' ciel 9 avant «Ile 9< par la' roie des tour«meivs !.(..> Point de ressentiment conti^ personne :^souVenez*Tou^ que le obupTÎentde Dieii phitôt que des hommes; ^eeuxqui s'en montrent ici^bàs lea tnslrumenS'>' sont plutôt la CRUBÇ de n^tie bonbeur que der nos maus'» . (K. ei^devant ^' pag. î65> cbloiine 1")^ Ensuite ll-éerivit ^n testament qui fut preÏKfu'entl^ un testament spirituel. A y dis©it :/ «r C'est) maintenant , Ô 2 «fi vin ' lésns \ que TOUS me deknbndéz 4 oommê ans deuxenians de Zébédée : P<m^evv(mê éoité éê^ CêMce é&nê je tôt*rai, é$ étreéc^tUé du éttptéme' d&nt je mis éaptisé ?- Oiti 9 Sei^ gnéur, je m*y soumets, je l'accepte. YoUB^même l'avez bu le premier , oe csdtee de yotre* mort> ^ et vpus me Fàvai rendu salutaiire.

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