VIELE
DËMOY ('Feançois>, prêtre, chanoioe régulier de la congrégation de Ghancèlade, et prieur de ^a communauté d'Aubrac, dans le diocèse de Bodest, étoit revenu dans son pays natal après, la suppression des ordres religieux. Ce pays étoit Mucidan, petite ville do diocèse de Pérîgueux ; et le chanoine Demoy n'y dissimula point son attachement invariable à la Foi de l'Eglise catholique. Les autorités du département de la Dordo^ne, sous la tyrannie particulière desquelles il étoit, épioient l'occasion de s'en venger. Dès
I>£N DBN S6;
qa'diesle purent» en 17939 elles dans la paroisse de Mliillé-le-
le firent jeter dans les prisons de Yicoln , avoit acquis une heu-r
Péri^ueux 9 et Teny o jèrent ensuite reuse esq>érieace dans la direction
à Rochefort, pour en être déporté des ilmes au tribunal de la péni*
au-delà d^s mers. Demoy fut enn tence , et jdans la manière d'enseî-
barqué sur le aatire ie$ Deux gner à la jeunesse les principes et
Jêâoeiéê {y. RocBEiroaT), et ne les préceptes de lareb^on. La loi
tarda pas à périr des maux qu'on du sermoit de la oonHU^Uian
y eodufQit, Il rendit son dernier civUe du iderffé le troura iné-
siMipir le.ag juillet 1794» ^ 1*^9^ branlable dans sa Foi. Il souifrit
de 5 1 ans 9. et fut enterré dans l'ile avec beaucoup de ses confrères la
d*Aix. ( F. IX Deltovb, et Ia réclusion dont nous aitons parlé
I^»Ozfs.) à Farticle LATdkL, et /sortit de
B£MOY ( FRurçotls - Fibue ).9 France à la fin de 179a ^^en rertu
curé et chanoine de l'église pa- de la loi de déportation. Après
roîssiaie de La Roche-^Beaucourt^ cinq ans de séjour en iin^Ietcrre ,
dans le idiôdèsè de Fér%ueux $ impatient de reTenir pour les^foer-
s'étoitréfo^ ail) bourg de NeuTia, soins spirituels de ses compa-
jl^rès Grignols^ non loin de -sa pé** triotes , il :rentm olandestinemént
coisse 'd'où la persécution i'ayoit en août 17979 et Tint -reprendre
éloigné en 1791. InébranlaUe les fonctions de. son midislère à
dans «a Foi 9 et attaché aux catbo- LaitaL 'La catastrophe *du 1 B fruo»
Uques . de sa pf^wince 9 il > ne . sortit tidor ^f qui arriTabientôt ( le 4 sep-
point^de France 9 lors de .la loi de tembre 1797) -9 redonna aux pei^
déportation 9 rendue < contre les séeuteurs leur précédente activité;
prêtnes •non-«assermeAtés,9 \le a6 iet te ^vioaire DentfiS9-qiie*d'écla«-
août 179». PansMle.'vCOurant dt tante» eonyersionsaToient déjà sl-
1793^ il lut déeou'TBrt en aa^ver |;nalé9 fut reehéréhé pentes impies
traite; et on le mit en prison f^olutionaaires. Dès gendarïnës
Traduit devantrle tribunal du dé<- riment I'annêteple'i4févrt0r 1 79(1^9
partettieot :de \stI)&rdogfie, sié- Idâns la maison joù ilsiétoit caché,
géant à Périgueus» 41^y fut ccù^ Jbe matin de cejourrMfmême9il damné te iS geifoinal an II O7 y.aviiitoéUbréles saints mystères;
avril 1794) à te peine 4e moii.9 jet.te<pdin«teS'fort89 doiltil s'étoit comme « prêtre réfractaire ». (f^. nourri 9 le rendit imperturbable J. Ghebchoult, et A. Delpt.) au milieu des furieux qui l'entrai-
DEKAIS ( Pibeee) 9 prêtre dû nèrent dans les prisons de la Tille,
diocèse du Mans 9 né à Grenouze 9 .Cependant quelques personnes
près Laval 9 en 17569 et vicaire .charLt£d)les9 après s'être assurées en cette ville 9 après l'avoir été qu'avec de l'argent dtes.détermi-
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neroient les gendarmes qjtii de- Toient le conduire à le laisser échapper 9 lorsqu'ils le transfèreroient à Tours pour être )ugé, lui en firent part ; mais Denais, craignant que son érasion fttte ainsi ne les compromît 9 et qu'ils ne pussent se justifier que par des mensonges et de faux sermens»
rejeta la proposition. Dans ce magnanime refus que lui com* mandèrent tout à la fois et sa crainte que la Divinité ne fût encore plus offensée par la menson« gère justification des gendarmes 9 et sa ^charité pour eux, qu'une séyèr^ punition frapperoit si leur condescendance étoit découverte 9 il eut bien plus de mérite que le saint Martyr Sabas de'Gotthie^ lorsqu'il ne voulut- pas consentir à être sauvé p^r les soldats même qui étoient ohaigés de le noyer»
^uand ils lui en • firent la propo»sitioa, ils n'a voient rien à craindre pour eux-mêmes. « Pourquoi perdre le temps en vains projeta) disoit. eomme lui notre prêtre Denafs; qu'ils remplissent l'ordre qui leur est donné : vous n'apercevez iionc pas ce que je vois | On ne m'aittend à Tours que pour lue feict' entrer dans la gloire de l'éternité(i)». Ainsi donc^ quaftd
(i) IrUer se : Cur non, inquiimt, dimittùnus hominem hune innocentem ?
nunquam enim jitharidus hoc resciiurus est. Sedheatus Sabas dixit ad eos': Quid nagamim? me nou poiiùsjim^
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les gendarmes vinrent le prendre le 17 février pour le mener à Tours « il partit, entièrement résigné à son sort. On le conduisoit & une commission militaire^ formée par le général divisionnaire Yi-* meux; et cette commission le con* damna, le 8 ventôse an YI (a6 février 1 798) , à être fusillé , comme «émigré-rentré » . La sentende fut exécutée le lendemain : le vicaire Denaîsy à l'âge de 4^ ans , périt donc trois ans et six mois après la chute de &oberspierre. On doit peutêtre rapporter à cet héroïque prêtre de J.-C, là note de la page 34) d'un écrit (ïn;^8**de ia8 pages) 9 composé et publié en Angleterre, l'an t799, par feu l'abbé Coulon, vicaire -général de Nevers, et prédicateur ordinaire du ftot , à l'honorable mémoire duquel nous consacrerons quelques lignes, en terminant notre ou«< Trage. Cet écrit a «pour titre :
La voix de 4a religion^ et 4e eri de VhwvMwr pour ia res-^ tauratiori de Louis XVIIL et de ia mona/rchie française, ou Paraphrase de €a prière pu-- Mique pour te Aoi : Exaudiat, etc. afppH^iuée aux vœux des Français ragattsUs et ehré^ tiens. L'auteur ne croyant pas pni-
quod uobis imperatum est? Ego videa quod uos non potestis intueri. £cce stant h regione qui me suscepturi sunt^ ( Ruina rt : Epistola Eèçiesiœ Getthùe ,