BAD
(4 féyrier 1794). ( T. J. B. Aubier et J. Bamr. )
BAD!(Ii (Josepb), neyeu du précédent, né à Moydieu en Dauphiné, étoit reyêtu de l'ordre de la prêtrise, et ayoit mérité la haine des impies. par le refus du serment de la constitution d^ .yilc du cUrgé, Il yiyoit tran«quille, en exerçant^ autant que les circonstances le permettoient, son ministèrC^à-^antoin , près devienne en Oauphine ,Sof«que les proconsuls enyoyés par la Gonyention à Lyon, en 1793 9 firent arrêter une multitude de personnes en cette yille et dans les lieux circonyoisins. Joseph Badin fut en conséqueiioe traâié à Lyon ; on le traduittt . deyant la commission révotutionnairc {V, Lyon); il s'y entendit demander le ^.serment de la iiherté et de V égalité. Il le refusa, et fut condamné à mort comm^fanaf tique et comme contre- révolu^ tionnaire, le 16 pluyiose an II (4 féyrier 1794)- U ayoit 4i ans^ et donnoit encore de belles espérances à l'Eglise , lorsqu'il perdit la yie pour la cause de la Foi.
( F. J. B. Ba]iI5 et E. Ballet.)
BADOINOT (iV...), curé de Saint-Martin-les-Donzy, diocèsa d'Auxerre , avoit été dépossédé de sa cure, et éloigné de sa paroisse, à cause, de son refus d'adhérer à la constitution .civile du ctergé^ et d'en faire le serment. L'espoir d'être utile aux catholiques loi^
BAG
<pi*il vit tant de prêtres exilés par la loi de déportation du a6 août i»79a, le fit rester eo France. Il y * fot bientôt découvert; on reniprisonna , et il resta dans une mat- 80Ï1 d*arrêt du département de la Nièvre^, jusqu'au jour où Ton fit partir les prêtres âgés ou infirmes qui étoienten récljasion à Nerer^.
Badoinot qui n'avoit que 44 ^o* leur fut réuni; îi partagea leur sort et leurs souffirances dans le voyage^ et dans l%orrible séjour de la galîote du port de Nantes ^ù leurs ennemis de Nevers espéroient qu'ils seroient noyés {y, NfiTÊas et Nantes)* Il ne le fut point 9 et ne succomba pas même aux fléaux cruels qui ^ dans Vae lieu ^àé BM>rt ^ en firent périr un grand nombre. Lorsque les circonstances voulurent qu'on adoucit la condition de Ceux qui survivoi^tj on le transporta avec plusieurs d'entre eux à Brest.
Tombé malade dans la nouvelle prison oik ils furent déposés ^ il fut transféré à Itiôphal de Saint- Louis où il ibourut dans le eou^ rant du mois de juin 1794.
( V. Aumé , Bénédictin ; et BëhtBAvvs 9 d'Arleuf. }
BAGNOLLES (Piemlb La- «otitoBTTB Dx), prêtre du Béarn, n'avoit point voulu adhérer à la canstiii»*^ion civiie du d^gé.
n étoit resté dxns sa province, en la^iaroisse de Baigts prés Ortbès; Ce digne ecclésiastique fîit arrêté v«rs la^fin de 1793; on lé canduî*