‹ Le masque de poix drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 11 sur 121 · LUC1E · texte numérisé non relu

LUC1E

Nous ne saurons jamais rien.

SAUTRIOT.

I*cut-être aurait-il mieux ^•alu rester à Paris.

MARIOL.

Ail ! si j'y élaiSj je sais bien ce que je ferais... pas demain... tout do suite.

SAUTRIOT.

Que ferais-tu ?

MARIOL.

J’irais consulter la somnambule do la rue d’Angoulême; — en y’ia une qui est voyante et lucide ! elle aurait deviné l’histoire véridique. Oh! alors quelle fête dans notre petit logement de la rue des Fossés-du-Temple!

LUCIEN

Uii nous étions si bien!

SAUTRIOT.

Au cinquième sur la cour.

MARIOL.

Cent vingt francs de loyer, sans impositions.

LOUISE

N ’è les- vous donc pas bien ici?

MARIOL.

Üh! c'est ps la France!... (a Amunib.) C/était pas flambant, mais propre a se mirer partout, c’est moi qui faisais le ménage.

Vous?

SAUTRIOT.

Moi, la lessive et les bottes.

AMANDA

Et monsieur Lucien ?

MARIOL.

Caissier général, et la petite sœur à la tète do la lingerie des trois frères.

AMANDA

Elle devait avoir du fil à retordre.

MARIOL.

Tout luarchaiL — Dans mon département, j’étais la coqueluche de la fruitière, le confident de l’épicière; je tapais siœ le

ACTK f. il

ventre ;i notre boucher^ sapeur dans la garde nationale... et je faisais une cuisine...

SAUTIUOï.

D’enragé !

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