SCÈNE II
Les Mêmes, moins LE DOMESTIQUE.
KARAMSINE, aux officiers.
Maintenant, messieurs, je vais vous expliquer pourquoi je N OUS ai amenés ici. Hier, nous avons été insultés, outragés par des Français chez le prince Alexis. Ces Français nous doivent réparation. Pour l’obtenir, nous les avons cherchés par toute la ville. Impossible de les rencontrer. Alors, nous avons pensé au comte Boriloff et à la jeune fille devenue tout à coup sa nièce. Cette jeune fille est l’amie de ces Français. Le comte paraît les connaître aussi. J’ai donc conçu le projet de venir le prier de nous apprendre ce qu’il sait touchant ces étrangers, et de nous désigner l’endroit ou il sera possible de les rejoindre, (uo Domesti-
i|ue reutre et remet un pli à Karamsinc.)
KARAMSINE, lisant.
« Je suis désolé de ne pouvoir seconder votre légitime désir de vengeance, mais je ne connais point la demeure de ces Français. L’un d’eux était prisonnier et a été, je crois, expédié dès hier en Sibérie. Les autres, placés sous le coup de la mesure d’expulsion qui concerne un grand nombre de Français et d’Anglais, sont partis sans doute. » (Après avoir lu.) C’est une erreur. Le navire qui emmène les étrangers n’appareillera que tantôt. Vous le voyez J messieurs, il faut renoncer à obtenir satisfaction. 11 nous reste a souhaiter que l’armée du czar nous venge bientôt de l’insulte qui nous a été faite, (tous soricm.)
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