‹ Le masque de poix drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 118 sur 121 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Les Mêmes, LUCIEN.

MARIOL.

Toi... toi... Lucien?... par quel miracle?

• LUCIEN

Oui... un miracle! tu peux le dire, et tu en seras convaincu loi'sque tu sauras... mais pom le moment, songeons à Louise.

LE PRI>CE, à BorilolT.

Monsieur, cela devient de plus en plus étrange. Trouvez bon que je prenne ici une attitude nouvelle, et que, de simple visiteur, j e me fasse juge... accusateur peut-être ... La lettre de mademoiselle Louise ne saimait expliijuer suffisamment son absence. Cette lettre annonce un projet... une intention... et non un fait accompli. 11 y a quelque autre chose encore que vous nous cachez... voyons, dites tout ce que vous savez, car enfin je ne puis admettre que vous ignoriez ce qu'est devenue cette jeune fille.

BOBILOFE.

Ce qu'elle est devenue?... le sais-je?... puis-je le savoir?... et d'ailleurs, qu'a-t-on à réclamer de moi lorsque j'affirme, lorsque je prouve qu'elle a quitté la maison... car, vous avez beau dire, cette lettre est formelle, la fuite est positive.

LUCIEN^ à Boriloff.

Non, monsieur, Louise n'est point sortie d'ici !

BORaOFF.

Comment le savez- vous?

LUCIEN

Je lui ai parlé. . . cette nuit même, dans sa chambre. . . Elle V est arrivée seule, et depuis ce moment-là, je n'ai point perdu âe vue les fenêtres ou les portes de votre maison.

MARIOL, à Boriloff.

C'est clair cela.

BORILOrV, i Lucien.

Que m'importe votre assertion?. . . (au Prince.) De quelle valem’ peut être un témoignage isolé?. . .

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