SCÈNE IX
Les Mêmes, LOUISE.
BORILOFF, avec un cri d’épouvante, en la reconnaissant.
Ah!... ah!... mais alors... l'autre... l’autre....
LOUISE
L’autre!... Entrez là... et regardez...
(Boriloff sort en chancelant.
LE PRINCE, i Louise.
Que s’est-il donc passé!...
LUCIEN
Louise... parle... parle...
LOUISE
C’est horrible!... je serais devenue folle si je ne m’étais évanouie... Cette nuit... j’étais dans l’oratoire... Ivana reposait sur mon Ut... Tout à coup j’entends un cri de détresse... j'accours... Quel spectacle ! Ivana se tordait dans les convulsions de l’agonie... A ma vue son meurtrier parut terrifié, et prit la fuite...
LE PRINCE
Un crime!...
LOUISE
Oui, et quel crime!...
MARIOL.
Achève, Louise.
LOUISE
Mais ne comprenez-vous donc pas qu’il voulait me tuer?... et que celle qu’il a étouffée au lieu de moi, à l’aide de ce masque horrible... c'est...
BORILOFF, revenant hagard.
Ma fille!... ma... ma... (niant.) Ah! ah! ah!...
PIERRE^ à Boriloff.
Qu’avez-vous fait de ma sœur?...
BORILOFF.
Ta sœur!... ta !... je l’ai tuée!... Ah! ah! ah!... (ii tombe raide
mort.)
PIERRE, courant à lui.
Mon père!... soyez!...
LE PRINCE, à Pierre.
Ai-rète, malhem’eux!... désonnais à Dieu seul appartient de
maudire... Il'est mort!...' (pierre s’agenouille devant son père. On enteud le canon au loin. Les portes s ouvrent ; on voit les quais garnis de monde.)
■njITKEnE TADK.EA1I.
SAUTRIOT.
Le canon!... c’est le signal du départ!
Allez, Louise, allez en France... la’patrie console, que dis-je?... elle fait tout oublier.
LOUISE
Tout! excepté la reconnaissance !
LUCIEN
Bt l’amitié !
MARIOL.
Monseigneur, je vas leur raconter tout ça aux amis du boulevard du Temple, et ils vous aimeront, bien, allez... Et toi, Michel Lambert, viens avec nous en France!
SAUTRIOT et LES AUTRES.
En Fiance!