SCÈNE IX
Les Mêmes, moins LUCIEN et SAUTRIOT.
MARIOL^ rcdcscoiidant ea &cèae«
Comment? on va se bûcher d’amitié?
LOUISE
C'est une cruelle chose.
ALEXIS
Que nous amènera-t-elle, cette guerre fatale?
Ui MASQUE UE POIX.
MARIOL.
Oh! vous savez, mon prince., on se cogne!... et puis la chose finie, on n"y pense plus !
ALEXIS
La destinée des peuples est dans la main de Dieu !
MARIOL.
Dites donc, mon prince, y aurait donc pas moyen d’arranger' cela?
AMAXDA, souriant.
Monsieur le conciliateur!... (Bruit au dehurs. A Louise. ) Mademoiselle ! j'aperçois au bout de la place mademoiselle Ivana et son frèie.
LOUISE
Mademoiselle Ivana, une de mes meilleures pratiques.
ALEXIS, à Louise.
Vous connaissez Pierre liorilofF, le frère de mademoiselle Ivana?
LOUISE
11 accompagne souvent sa sœur lorsqu’elle vient faire ses emplettes.
ALEXIS
11 ne A^ous a jamais rien dit ?
LOUISE
' Jamais !
ALEXIS
bien, mon enfant! (a pan.) Tant mieux! Ce Pierre Boriloir est un jeune homme mystérieux et sauvage qui ne doit reculer devant aucun moyen lorsqu’il s’agit de satisfaire ses passions... et...
LOUISE
Pardon, prince, et mademoiselle Ivana... puis-je, sans indiscrétion, savoir ce que vous pensez d’elle?
ALEXIS
Je la connais foi-t peu... bien que son père, m’a-t-on dit, soit *un parent éloigné... oh! très-éloigné de ma famille... Il a été dans les grands emplois... il vit maintenant en oisif... Mademoiselle Ivana, d’après ce que j’ai appris, est le type de cette clas.se, assez répandue chez nous, de charmantes petites jeunes filles indolentes, penchées, qui ont un parler enfantin, une manière de marcher à elles... est-ce un genre? est-ce, qu’on me pardonne la sévérité du mot, est-ce une sorte d’idiotisme, naturel? C’est ce que je n’ai pas pris encore le soin de vérifier.
LOUISE
Prince, la voici.