SCÈNE VII
BORILOFF, KALOUGA. •
BORILOFF.
Approche.
KALOUGA
Me voici, maître.
BORILOFF.
Tu es esclave... veux-tu être libre ?
4i LK MASQUE DK POIX.
KALOUGA
A quoi bolij maître?
BORILOl’F, H j);ui.
Hriilo! (liant.) Veux-tu gagner mille roubles ?
«ALOUGA.
De l'argent... oui! ,
Écoute donc... C'est aujourd'hui la fête du Printemps... tonte la ville se porterasurla berge de Néva. Dans la foule se trouvera sans doute... elle s'y tromera...
KALOUGA
Qui, excellence?
BORILOFF.
Une Jeune fille... Il se peut que, presse par tes voisins, tu la heurtes involontairement, et qu'elle tombe à cet endroit du fleuve oii le com-ant est le plus rapide, ce sera un malheur, une fatalité dont on ne songera pas à t'accuser... et cependant, si cette jeune fille ne réparait pas, à toi les mille roubles.
KALOUGA
Comment la reconnaîtrai-je?
BORILOFF.
ïu me suivras sans me perdre de vue un seul instant, et lorsque je m'approcherai d'une jeune fille, lorsque je la toucherai du doigt, en disant ces mots : Ah ! vous voici, Louise Raymond . . . tu agiras.
KALOUGA
J'agirai, maître.