‹ Le masque de poix drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 53 sur 121 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Les QUELQUES FRANÇAIS passent au fond et *e rencoutieDl;

SAUTRIOT arrive, son \toloQ sous le bras.

SAUTIUOT.

Bonjour, messieurs. Que se passe-t-il donc?... On m^apprend qu’il y a du bruit, de l’effervescence parmi les gens du peuple... Moi, je viens de donner mes leçons, et j’ignore tout à fait les nouvelles... mais je ne puis croire à ce qu’on dit.

UiS FRANÇAIS.

Regardez! cela n’annonce rien de bon...

SAUTRIOT.

Hum!... En effet!... quelles mines!... quels yeux !... quelles barbes !... De vrais sauvages... Dieu me pardomie!... ils viennent à nous...

RESTUCIIEFF, a Saulriot.

Monsieur est professeur de danse, à ce que je vois.

SAUTRIOT.

Oui, monsieur.

HESTUCHEFF.

Monsieur est Français?

SAUTRIOT.

Oui, monsieui’.

BESTUCHEFF

Très-bien.

SAUTRIOT.

Me sera-t-il permis, à mon tour, de vous demander... (a ms compatriotes.) Vous allez voir Comment je vais lui parler... (Haut.) De vous demander dans quel but vous m'avez adi’essé toutes ces interpellations?

BESTUCHEFF, insolemment.

Dams le but de faire connaissance avec un confrère...

SAUTRIOT.

Un confrère!... Vous donnez des leçons de danse, vous?... (a part.) Des leçons de savattes, tout au plus.

BESTtJCHt'FFj diangeanl de ton.

Monsieur, je donne parfois des leçons de danse... et même je dois vous confesser que j’ai, dans ce moment, ime furieuse démangeaison d’en administrer une... et une bonne...

SAUTRIOT, effraye.

A qui donc, monsieur?

BESTUCHEFT.

A vous et à vos compatriotes...

Page 1