SCÈNE II
PIERRE, BORILOFF.
PIERRE
Ainsi, mon père, vous supposez que cet homme a de mauvaises intentions?
BORILOFF.
Peut-être.... mais ma défiance est éveillée... sois tranquille.
les difficultés, quelles qu’elles soient, me trouveront résolu. Je ne ine laisserai pas dépouiller... Oh ! nonl on ne me réduira pas à la misère; d’ailleurs, tu le sais, la ruine, ce ne serait pats seulement pour nous la privation de ce luxe auquel nous sommes hcibitués... ce serait ta déchéance, ce serait le déshonneur... après avoir excité leui’ envie à tous, devenii* un objet imiversel de raillerie et de commisération humiliante... jamais, à aucun prix!
PIBRRE.
Quel est donc votre projet, alors?... Car enfin, reconnaître cette jeune fille comme l’unique héritière des biens immenses de la famille Rozorolï’... c’était vous condamner à une restitution qui ne vous laisse maintenant que la pauvreté.
BORILOFF.
Écoute et comprends mieux mon plan... Tu aimes toujours cette jeune fille, n'est-ce pas ?
PIERRE
Plus que jamais, mon père.
BORILOFF.
Tu deviendiais son époux avec joie?
PIERRE
Ah! mon père!
BORILOFF.
Eh bien! ce maiâage se fera, je l’ai décidé... il concilie tout... tu seras heureux, car tu épouseras celle que tu aimes, et mes vues à moi seront doublement remplies, puisqu’en faisant le bonheur de mon fils, je maintiendrai dans notre fa mill e la fortune des Rozorolf...
PIERRE
Mon père, ce mariage ne se fera pas.
BORILOFF. *
11 ne se fera pas?.,, et pourquoi?
Parce qu’elle ne m’aime pas, mon père.
BORILOFF.
Oh! si ce n’est que cela...
PIERRE
Et qu’elle en aime un autre.
BORILOFF.
Soit... Eh bien, si elle en aime un autre, si elle... refuse...
PIERRE
Si elle refuse?
BORILOFF.
Une première fois tu m’as arrêté au moment oü... Jure, cette fois, que tu me laisseras agii’.