ACTE II
MACLOU
C’est marne Mathurine...
PAUL, à part.
Ciel !... ma tante àprésent !
MACLOU, à part.
EU’ va chanter pouille au camarade, ça m’amusera.
PAUL, à part.
Échappons à ce nouveau supplice. . . (il fait quelque pas pour s’en aller.)
LE VICOMTE, courant après lui.
Eh bien! cher comte, où allez-vous donc? .
LE BARON, l’arrêtant de l’autre côté.
11 méfaut mon pendu, mordious !
MATHURINE, entrant, et allant à Paul.*
Est-ce que c’est moi qui vous chasse, mon beau seigneur ?... Ah ! vous ne vous en irez pascomm’ça! Puisque je mets la main sur vous, nous allons causer un brin... j’en ai long à vous dire ?
PAUL
Qu’est-ce que vous voulez?... (il s’assied à droite.)
MATHURINE
J’ veux vous parler d’un méchant garnement qui a mis le deuil et le chagrin dans ma maison.
PAUL, avec colère.
Ah!... (Il se lève.)
LE VICOMTE
Écoutez! écoutez/... vous devez justice à tout le monde! (Paul se rassied.)
LE BARON
Oui, par la mordioux, c’est votre devoir!... Nous allons peut-être en avoir deux à pendre au lieu d’un. (Aux gardes-chasse.) Ayez toujours l’œil sur celui-là, vous autres.
MACLOU
C’est bon, on n’a pas envie de s’en aller.
Parlez, bonne femme, parlez !
PAUL
Mais si je ne veux pas...
MATHURINE
Oh! vous aurez beau faire, je parlerai, et tous ces messieurs * Maclou, le baron, Paul, Mathurine, le vicomte.
m’entendront!... J’avais un neveu qui s’appelait Paul Hubert... qui était aimé d’une jeune fille charmante, bonne et douce... Eh bien! il l’a trahie, abandonnée lâchement, il a été cause de sa mort.
De sa mort !
Oh!...
Est-ce possible?
PAUL, avec effroi.