SCENE vn
FRANGIPANE, tremblant. *
Moi... rien f c’esl-à-dire... votre chocolat est prôt.
FOLLEMBUÇIIE, à part,
Quelle brute !... (iiaui à Malcliaussé.) Ce serait fini à présent. MALCIlAt'SSÉ.
Ce serait fini à présent, (il remet sa chaise près du guéridon.) Monsieur, pardon!... si c’est l’heure do votre dejeûner? (il reprend son chapeau et va pour sortir.)
FOLLEMnt’ClIE, Ic retenant.
Restez-donc... nous no pouvons pas nous quitter ainsi !
MALCIIAUSSÉ.
Certainement, monsieur,votre conversation est très-piquante... mais...
FOLLEMBOCIIE, frappé d’une idée en voyant une corde sur une matle
à gauche.
Oh I (il va prendre la corde.)
MALCIIAUSSÉ, effrayé par le cri.
Qu’est-ce qu’il y a encore ?
FOLLEMBUCHE."
Excusez... (Appelant.) Frangipane!
FRANGIPANE
Monsieur! (Follembuche le mène dans un coin à gauche.) MALCIIAUSSÉ, à part.
Je crois qu’il va m’inviter à déjeuner, (il va poser la pendule sur le guéridon.)
FOLLEMBUCHE, bas à Frangipane.
Prends cette corde et va l’attacher solidement au travers do l’escalier !
FRANGIPANE
Cette corde !
Je t’ai pris pour tout faire... cours.
FRANGIPANE, à part.
Quel métier! (il sort par le fond.)
FOLLEMBUCHE, à Malcbaussé.**
Mille pardons de vous retenir encore, mon cher Malchaussé! mais ce sera l’affaire d’un instant !
MALGHAUSSÉ.
C’est peut-être une montre qui retarde? je la réglerai... et, sivous vouliez vousabonner. je viendrais tous les dimanches... exactement... le matin... à l’heure du déjeuner...
FOLLEMBUCHE.
Vous n’y êtes pas!... J’ai avons consulter sur un scrupule qui me tourmente ! et comme je vous crois homme d’honneur.,.
MALCHAUSSÉ.
C’est aussi mon opinion ! ^
* Frangipane, Follembuche, Halchausaé-.,
’* Follembuche, Fraugipane, MalchauMé.
'** Fullembuche, Malchouesé.
LE MASSACRE D’UN INNOCENT
FOLLEMBOCUE.
Que penseriez-vous d’un neveu qui aurait juré à son onclo.. . jaune... enfin, n'importe la couleur! de venger ses mânes et qui négligerait d’accomplir cette formalité T
MALCHAUSSÉ.
Ce que j’en penserais?
FOLLEMBUCHE.
Oui, là, franchement ?
MALCHAL'SSÉ, h part.
Quelle drôle de conversation 1 frangipane, qui est entré par le fond, bai à Follcmbucha .
Ça y est, monsieur !
MALCHAUSSÉ, à Follembuche.
Eh bien ! monsieur je penserais...
FOLLEMBUCHE.
C’est inutile... maintenant je suis fixé.
M.ALGHAUSSÉ.
AhI
FOLLEMBUCHE.
Et je ne vous retiens plus I
MALCHADSSÉ, à part, allant reprendre la pendule.
Tiens! il ne m’invite pas!... (Haut.) Vous n’avez donc pas d’autre pendule ?
FOLLEMBUCHE.
Aucune I
MALCHAUSSÉ.
Si vous vouliez VOUS abonner, je viendrais tous les dimanches. .. exactement... le matin... àl’heure du déjeûner...
FOLLEMBUCHE.
C’est inutile.
MALCHAUSSÊ, remontant.
Au revoir, monsieur!
FOLLEMBUCHE, remontant aussi. **
Adieu, Malchaussé 1 une poignée de main... (il lui donne la main.) Mieux encore... (H l’embrasse. — A part.) C’est un dernier adieu.
MALCHAUSSÉ, à part.
Il est très-expansif ! (Haut.) Monsieur, je suis sensible... (a part.) Du reste, c’est un fort aimable homme !... (H sort par le fond, en oubliant ses gants sur le guéridon. — Follembuche le suit des yeux et le guette à la porte, qui est restée ouverte.)