SCENE XII
ËCSÉBIis.
Mais c’est impossible I... puisque vous êtes si bien avec papa Malcbaussé.ça doit aller tout seul I
FOLLBMBUCIIF..
Va, te dis-je !... épouse la petite flûte !
EPSÉBIE.
Follembuchc, je ne suis pas votre dupe !... et je sais pourquoi vous me manquez de parole !
FOLLEHBUCHE, cffrayO.
Tu le sais ?...
El'SÊBlE.
C’est que vous avez juré la même chose à une autre femme 1
FOLLEMBPCHE , rassuré.
Petite folle !... tu m’amuses beaucoup !
EUSÉBIE
Je vousdéfle do me prouver le contraire !
FOLLF.MBUCHE.
La preuve, Eusébie, la preuve !... C’est que je vais me retirer à la Trappe !... Je ne peux sortir de laque par la Trappe I
EUSÉBIE
A votre aisel monsieur !... allez où vous voudrez... Moi, je vais soigner papa I... (Elle remonte.)
MALCHADSSÉ, en dehors.
Ah! c’est trop chaud !... Mais laissez-moi donc tranquille I... Entrant.) Je VOUS dis que j’enai assez... je n’en prends jamais!., ill e»t en robe de chambre et en calotte de velours noir. — Il vient prèsde Follembuchc.)
EUSÉBIE, à Valcbausié.*
Vous êtes levé?
FOLLBHBUCHE.
Quelle imprudence !
H.ALCUAUSSÉ.
C’est votre satané domestique qui voulait me faire gober un...
Il ne vous a pas blessé ?
MALCHAOSSÉ.
Non I... mais j’ai assez bu I ,
FOLLEMBUCHE.
Il faut vous recoucher !
MALUHAUSSÉ, iQ prenant par le bras.
Vous croyez?... alors venez causer à côté de mon lit! (il veut l^emmener.)
FOLLEMBUCHE, le retenant.
Sur quel sujet ?
* Follembucbe, Malcbaussé, Eusébiu.
LE MASSACRE D’UN INNOCENT
MALCHAUSSÉ.
Votre groom qui a des bosses, m’a fait part de vos vues sur ma fille...
EUSÉBIE
Enfin !...
FOLLEMBUCHE, A part.
Bavard !
HALCHAUSSÉ.
Et je voudrais vous révéler quelque chose... mais, à côté de mon lit I (U veut l’emmener.)
FOLLEMBUCHE, le retenant toujours.
Quoi donc ?
MALCHAUSSÉ.
C’est que je ne suis pas son père I .. .
FOLLEMBUCHE, dégageant son bras.
Pas son père !... en êtes-vous bien sûr ?
BUSÉBIE.
Mais, ouil... il n’est que mon parrain!
FOLLEMBUCHE, joyeux.
Pas son père !... Mon bonnet I... (il le lui été.)
MALCHAUSSÉ.
Elle est tombée chez moi, un jour, en me disant: vous êtes mon second père, j’ai perdu le premier, où faut-il que je dépose mes eiïets ?
FOLLEMBUCHE.
Ma robe de chambre... (ll la lui été et la reporte au fond.)
EUSÉBIE
C’est depuis ce temps là que je l’appelle papa I
FOLLEMBUCHE.
Ah ! vous ne lui tenez par aucun lien du sang !
MALCHAUSSË.
Aucun I
EUSÉBIE
Ça vous contrarie ?
FOLLEMBUCHE.
Au contraire!... j’en suis ravi I... nous pouvons continuer* HALCHAUSSÉ.
Continuer quoi?
* FOLLEMBUCHE, à part, allant chercher l’habit.
Je regrette mon huile!... (Haut.) Remettez votre machin!... (il lui rend son habit.)
MALCHAUSSÉ, mettant son habit.
Le fait est que je me sens mieux I
FOLLEMBUCHE, à part.
J’ai un plan!... (Haut.) Malchaussé, j’ai aussi à vous entretenir, mais seul à seul !...
HALCHAUSSÉ, lui prenant le bras.
Eh bien !... venez à côté de...