‹ Le massacre d'un innocent, vaudeville en un acte. Par MM. Varin et Marc-MichelChapitre 33 sur 37 · MAI.CHAUSSÉ · texte numérisé non relu

MAI.CHAUSSÉ

La ficelle a cassé I j’ai plongé pour remonter la pendule !

FOLI.EMBUCIIE, avec admiration.

Quel sang-froid ! il remontait... (li fait le geste de monter le ressort d’une pendule.)

MALCIIALSSÉ.

Non ! pas pour la remonter... (Faisant le geste de remonter sur l’eau.) Pour la remonter! et après j’ai .continué jusqu’à l’autre bord ! Mais, farceur, pourquoi donc aviez-vous emporté mes efTets?

FOLl.EMBUCME, montrant le paquet.

Les voilà ! il n'y manque pas un bouton !

MALCIIACSSÊ, allant mettre la pendule sur le guéridon.

lleureu.semeiit des canotiers m’ont prêté des fragments de leurs co.'tumes. (il revient au milieu.) Sans ça, j’étais fort embarrassé...

EUSÉBIË.

Mon Dieu ' papa que vous êtes imprudent ! vous pouviez re.ster au fond de la rivière.

* Fullembnch;\ Malcbausst^, Et iébie.

MALCIIAUSSÉ, galtncnt.

Je n'aime pas assez l’eau pour y rester ! (Changeant de ton.) Mais toi ? est-ce que tu as établi ton domicile chez monsieur ■de Follembuclio ?

FOLLEMBUCtlE.

A peu prés! nous nous fiançons depuis ce matin ! Malchaussé, (D'un ton solennel.) j’ai l’honneur de vous demander sa main? MALCIIAUSSÉ, d'un ton très-pciné.-

Oh ! je suis désolé ! vous me chagrinez beaucoup, car vous êtes un charmant garçon... plein d’égards pour moi... mais j'ai donné ma parole à Champignon. ..et, a moins de circonstances... graves...

FOLLEMBUCIIR.

Comment ? après ce que j’ai fait pour vous...

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