MAI.CHAUSSÉ
La ficelle a cassé I j’ai plongé pour remonter la pendule !
FOLI.EMBUCIIE, avec admiration.
Quel sang-froid ! il remontait... (li fait le geste de monter le ressort d’une pendule.)
MALCIIALSSÉ.
Non ! pas pour la remonter... (Faisant le geste de remonter sur l’eau.) Pour la remonter! et après j’ai .continué jusqu’à l’autre bord ! Mais, farceur, pourquoi donc aviez-vous emporté mes efTets?
FOLl.EMBUCME, montrant le paquet.
Les voilà ! il n'y manque pas un bouton !
MALCIIACSSÊ, allant mettre la pendule sur le guéridon.
lleureu.semeiit des canotiers m’ont prêté des fragments de leurs co.'tumes. (il revient au milieu.) Sans ça, j’étais fort embarrassé...
EUSÉBIË.
Mon Dieu ' papa que vous êtes imprudent ! vous pouviez re.ster au fond de la rivière.
* Fullembnch;\ Malcbausst^, Et iébie.
MALCIIAUSSÉ, galtncnt.
Je n'aime pas assez l’eau pour y rester ! (Changeant de ton.) Mais toi ? est-ce que tu as établi ton domicile chez monsieur ■de Follembuclio ?
FOLLEMBUCtlE.
A peu prés! nous nous fiançons depuis ce matin ! Malchaussé, (D'un ton solennel.) j’ai l’honneur de vous demander sa main? MALCIIAUSSÉ, d'un ton très-pciné.-
Oh ! je suis désolé ! vous me chagrinez beaucoup, car vous êtes un charmant garçon... plein d’égards pour moi... mais j'ai donné ma parole à Champignon. ..et, a moins de circonstances... graves...
FOLLEMBUCIIR.
Comment ? après ce que j’ai fait pour vous...