‹ Le Massage Plastique Dans les Dermatoses de la FaceChapitre 52 sur 55 · OBSERVATION XXIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXIII

Tachyphagie chez une végétarienne. — Polydipsie et picrophagie anciennes. -— Dyspepsie. — Nombreuses irritations dentaires. — Coryza chronique.

Erythrose digestive. — Erythrose psychique .— Couperose. — Migraines. — Obésité. — Empâtement considérable de la face.

TRAITEMENT. — Suppression des irritations dentaires. — Régime lacté puis végétarien. — Bradyphagie et massage.

Amélioration, puis guérison complète: des troubles digestifs et des migraines. — Très grande amélioration des érythroses digestive et psychique, de l’empâtement facial et de La couperose. — Grande amélioration du coryza chronique par les massages du nez et les lavages intra-narinaires.

30 mars 1908.

Mme D... —- Ménagère, 33 ans.

Vient pour phtiriase et impétigo du euir chevelu. Elle a, en outre, un empâtement et une couperose considérables de la face, qu’on lui propose de traiter par le massage.

À. H. — Père bien portant. Mère à un lupus du nez.

À, P. — Scarlatine, il y a cinq ans.

Réglée à douze ans, toujours régulièrement; pas de poussées congestives du visage au moment des règles.

Mme D... a toujours mangé vite, dix à quinze minutes par repas, avalant ses aliments sans les mâcher; elle mâche de moins en moins, car, depuis plusieurs années, la dentition est très mauvaise, eb les gencives très douloureuses.

L'alimentation se compose, avant tout, de légumes, très peu de viande.

Mme D...a toujours soif, mais ne boit plus que denx verres par repas : elle a remarqué qu’elle digérait beaucoup plus mal quand elle avait bu davantage.

Plus de picrophagie pour la même raison.

Elle a toujours souffert de l'estomac; aurait été soignée pour une dilatation d’estomac à treize ans.

Aprés chaque repas, digestion lourde, pénible: estomac ballonné, somnolence très forte pendant deux ou trois heures.

Actuellement, la figure, énorme, est considérablement empâtée, rouge, cramoisie, et sillonnée de nombreuses varicosités. La peau est dure, infiltrée, adhérente aux plans profonds.

L’érythrose est permanente, mais à paroxysmes très marqués pendant eb après le repas. Dés qu’elle se met à table, Mme D... a des bouffées congestives très fortes, et après le repas, la figure, congestionnée, est violacée. L’érythrose, très forte, ne commence à pâlir que vers trois heures de l'après-midi, et dure parfois jusqu’au repas du soir.

Ces troubles sont plus accentués au repas de midi où elle mange plus vite. |

Migraines très fréquentes, même le matin en se levant, mais beaucoup plus fortes après le repas.

Mme D... est très émotive; la moindre émotion détermine une poussée congestive très marquée du visage, durant un quart d’heure environ.

La pression est douloureuse au creux épigastrique et au cou, sur le trajet des pneumogastriques.

Points sous-orbitaires très douloureux.

Points mentonniers à peine sensibles.

EXAMEN DENTAIRE

Côté droit. Haut :

Incisive centrale : racine. Fistule.

Canine : racine, arthrite chronique.

Deuxième prémolaire: quatrième degré sans complications.

Côté droit. Bas :

Deuxième molaire : racine sans complications. Troisième molaire : racine sans complications. Côté gauche. Haut :

Incisive centrale : deuxième degré.

Deuxième prémolaire : racine fistulisée.

Première molaire : racine sans complications. Troisième molaire :-racine sans complications. Côté gauche. Bas :.

Deuxième molaire : racine sans complications. Troisième molairé : arthrite chronique, Gingivite tartrique généralisée.

Mme D... est très sujette aux coryzas. Elle a toujours la respiration très gênée.

TRAITEMENT. —- Ataraxie pure. Suppression complète de la viande, dont elle mangeait, d’ailleurs, fort peu.

On va procéder au traitement dentaire.

Ataraxie mal faite : avoue ne pas avoir lu la feuille de traitement qu’on lui a donnée. Malgré la défense de manger du poisson, elle a mangé de la morue hier; après le repas, douleurs gastriques, érythrose très forte, et, cette nuit, indigestion. Ce matin, urticaire.

Rougeurs et migraines : statu quo.

On met, aujourd’hui, la malade au régime lacté.

On extrait les racines des deuxième ef troisième molaires inférieures gauches.

4 avril.

Régime Hacté pendant deux jours.

Erythrose toujours très marquée dans le been de la journée, mais pas de lourdeur de tête, pas de migraines.

Mme D... reprend aujourd’hui l’alimentation végétarienne.

On extrait les première, deuxième et troisième molaires supérieures gauches.

9 avril.

Ataraxie mal faite. Mme D... dit ne pas pouvoir manger lentement (elle met vingt-cinq minutes par repas): elle mâche d’ailleurs difficilement: depuis une huitaine de jours, elle reste toujours sur son appétit.

La digestion, moins lourde, dure toujours jusqu’à trois heures. Erythrose digestive beaucoup moins forte, durant une heure et demie environ.

Erythrose émotive toujours aussi marquée.

Ataraxie toujours incomplètement faite. Erythrose moins forte dans le courant de la journée. Digestion beaucoup moins lourde, durant une heure seulement; l’érythrose digestive dure une heure également. Beaucoup moins de migraines : Mme D... n’en a pas eu une seule depuis huit jours; elle se sent seulement la tête un peu lourde après le repas :

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Point sous-orbitaire) gauche à peine sensible. Point sous-orbitaire droit toujours douloureux (traitement dentaire terminé à gauche).

On extrait aujourd’hui :

Inaisive centrale supérieure droite.

Racine de la canine supérieure droite et deuxième prémolaire supérieure droite. :

Racines des deuxième et troisième molaires inférieures droites.

Le traitement dentaire est terminé au point de vue extractions.

16 avril.

Ataraxie encore imparfaitement faite : moins de cuisson du visage après le repas; lourdeur gastrique durant à peine une heure, plus du tout de somnolence. Mme D... ne se sent plus la tête lourde après le repas.

L’érythrose émotive est toujours très marquée.

21 avril.

Ataraxie beaucoup mieux faite depuis que le traitement dentaire est terminé.

Plus du tout de pesanteur gastrique; la figure est à peine un peu plus rouge après le repas. Plus de migraines.

Dans le courant de la journée, l’érythrose et la couperose faciales sont toujours très marquées.

Les points sous-orbitaires sont à peine sensibles.

Il y a toujours un peu de gingivite tartrique. On nettoie la bouche aujourd’hui, galvano-cautérisation sur les gencives.

On commence le massage aujourd’hui.

29 avril.

L’amélioration s’est beaucoup accentuée depuis le début du massage : érythrose beaucoup moins forte dans le courant de la journée, plus du tout d’érythrose digestive.

20 mai.

On a fait régulièrement un massage tous les jours depuis le 20 avril. La figure s’est beaucoup affinée. L’érythrose a considérablement diminué; beaucoup moins de varicosités.

L’érythrose émotive, toujours très marquée, se produit

toujours aussi facilement; mais elle est beaucoup moins longue, deux minutes seulement au lieu d’un quart d’heure.

15 jui.

L'amélioration s’est accentuée à tous les points de vue : l’'empâtement a beaucoup diminué; le teint s’est encore éclairei, et les varicosités qui sillonnaient la face ont une tendance très marquée à disparaître.

En outre, depuis le début du massage, les narines sont beaucoup plus libres.

À partir d’aujourd’hui, on ne fait plus que deux massages par semaine.

4er juillet.

Mme D... ne vient plus se faire masser. Elle n’a pas été revue depuis.

POLICLINIQUE DERMATO-SYPHILIGRAPHIQUE DE L'HOPITAL SAINT-ANTOINE)

OBSERVATION XXIV (personnelle)

Tachyphagie. — Dyspepsie. — Dysmenorrhée.

Zrythrose digestive. — Erythrose psychique. — Migraines.

Obésité sous-mentonnière (double menton).

TRAITEMENT. — Bradyphagie et massage, puis réduction de régime.

Amélioration rapide, puis guérison complète de tous ces troubles morbides. Retour de la menstruation.

Résultats durables.

9 mars 1908. :

Mlle C... — Infirmière, 24 ans. 2

Vient pour une érythrose faciale forte, et une obésité sous-mentonnière très marquée (double menton).

À. H. — Parents bien portants.

Douze collatéraux, tous bien portants.

A. P. — Mlle C... n’a jamais été malade.

Réglée à dix-septans, toujours très irrégulièrement, elle n’a pas été réglée depuis quatre mois. Elle affirme n’avoir jamais eu de relations sexuelles. Pas de symptômes de grossesse.

Elevée à la campagne, Mlle C... vient à Paris en 1905, comme ’nfirmière à l’hospice d’Ivry. &

Elle a toujours eu tendance à manger vite, quinze à vingt minutes par repas, se composant d’un plat de viande, un plat de légumes et un fromage. Appétit modéré.

Pas de polydipsie, deux verres par repas,

Pas de picrophagie. Fj

Dès cette époque, les digestions sont lourdes et pénibles.

En octobre 1907, Mlle C... vient, comme infirmière, à l'hopital Saint-Antoine.

Disposant alors de moins de temps pour ses repas, Mile,C... a mangé beaucoup plus vite « En dix minutes ou un quart d'heure son repas est bâclé. »

® Le régime alimentaire est sensiblement le même qu’à l’hospice d’Ivry, et, cependant, les troubles gastriques s’accentuent,

Dès le commencement du repas, bouffées de chaleur très fortes, la face reste rouge, congestionnée, Cuisante pendant trois heures après le repas.

La digestion est pénible, s'accompagne de narcolepsie; la tête est lourde. Plusieurs fois par semaine, Mlle C... a des migraines violentes qui l’obligent parfois à se coucher.

Depuis ce changement de vie, l’érythrose est permanente dans l'intervalle des repas et, quoique l'alimentation soit restée la même en quantité et qualité, on constate un double menton assez prononcé, véritable obésité sous-mentonnière qui dépare et désole la malade (voir fig. 10, planche IV, p.55).

En même temps, Mlle C... a vu augmenter, d’une façon considérable, son érythrose psychique, «elle rougit pour un rien». L'interrogatoire, par exempie, détermine une ÉTYthrose forte de dix minutes environ.

TRAITEMENT. — Bradyphagie simple sans rien changer au régime, comme aliments ou boissons, en quantité ou qualité.

Il est à noter que Mlle C... ne dispose, pour ses repas, que de la demi heure réglementaire.

On commence les massages dès aujourd’hui.

18 mars.

Mlle C... mange plus lentement qu’autrefois, sans toutefois s’astreindre à une mastication minutieuse et prolongée de tous les aliments.

Cependant, amélioration très marquée des bouffées congestives, qui sont beaucoup moins fortes et ne se produisent plus que pendant une heure après le repas, au lieu de deux ou trois heures.

La pesanteur gastrique a notablement diminué.

Enfin, elle n’a pas eu de migraine violente depuis le début du traitement, mais toujours un peu de lourdeur de tête après le repas.

Le massage a été fait régulièrement tous les jours depuis le. 9 mars, et on constate déjà une amélioration nette, au point de vue empâtement.

31 mars.

Mastication beaueoup mieux faite (une demi-heure).

Plus du tout de somnolence et de pesanteur gastrique.

Plus d’érythrose digestive; plus de cuisson du visage après le repas.

Le visage s’est encore affiné, et, entre les repas, le teint est beaucoup plus clair.

On réduit le régime : un demi-verre d’eau rougie par repas, au lieu de deux verres et réduction légère des aliments.

12 avril.

A tous les points de vue, l’amélioration s’est accentuée.

L'état général est bon. Règles TRES le 6 avril. Plus de troubles digestifs.

La face a maintenant une bre rosée iormale, et toute trace d’empâtement a disparu (voir fig. 11, planche IV, p.55).

Seule l’érythrose psychique a persisté, mais à un degré beaucoup moindre. Mile C... rougit toujours facilement, mais l’érythrose ne dure plus que deux à trois minutes seulement.

On cesse les massages aujourd’hui.

5 octobre.

Nous revoyons aujourd’hui Mlle GC... qui a continue à suivre son régime bradyphagique. L'état général est parfait, et Mlle C... réglée très régulièrement depuis le mois de mai (règles le 15 mai).

Les résultats obtenus se sont maintenus. Les troubles de tifs et les migraines n’ont pas reparu et le double menton ne s’est pas reformé; seule l’érythrose psychique tend à revenir à son état initial.

POLICLINIQUE DEKMATO-SYPHILIGRAPHIQUE DE L'HOPITAL SAINT-ANTOINE

OBSERVATION XXV (personnelle)

Lupus de la joue gauche. — Empâtement latéral des joues.

TRAITEMENT. — Scarifications du lupus. Réduction de régime et massage.

Amélioration rapide, puis guérison complète de l’empâtement facial par le massage. — Guérison du lupus par les scarifications. — Récidive du lupus. — Résultats durables, au point de vue empâtement.

27 juillet.

Mile R... — Couturière, 30 ans.

Lupus tuberculeux de la joue gauche, du volume d’une lentille datant de 5 ans environ.

TRAITEMENT. — Scarifications.

5 novembre.

On a fait, du 27 juillet au 5 novembre, treize séries de scarifications.

Le lupus est nettement en voie d'amélioration.

Mlle R... présente un empâtement latéral des joues assez notable (voir fig. 12, planche V, p. 55), que l’on va traiter parle massage. On continuera les scarifications du lupus.

1er décembre 1907.

Le massage a été fait régulièrement depuis le 5 novembre. Le visage s’est incontestablement affiné.

On conseille à Mile R... de réduire légèrement son régime alimentaire.

15 janvier 1908.

On a fait un massage tous les deux jours, depuis le 4er décembre. L'amélioration a continué, et toute trace d’empätement a disparu aujourd’hui (voir fig. 13, planche V, p. 55). On cesse le massage.

Le lupus tend également à diminuer. On continue les scarifications,

9 mai.

Lupus guéri.

16 juin.

=. Il semble bien qu’il y ait à la joue gauche apparition d’un

petit nodule lupique au foyer initial, On reprend les scarifications.

% ; Les résultats obtenus par le massage se sont maintenus. 4 L’empâtement ne s’est pas reformé.

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POLICLINIQUE DERMATO-SYPHILIGRAPHIQUE DE L’'HOPITAL SAINT-ANTOINE

OBSERVATION XX VI (personnelle

Tachyphagie et picrophagie sans dyspepsie. — Dysménorrhée douloureuse. :

Séborrhéides de la face à exacerbations digestive et cataméniale. — Erythrose digestive et psychique.

TRAITEMENT. — Bradyphagie pure, puis régime végétarien et massage.

Amélioration, puis guérison complète de tous les troubles digestifs et cutanés.

18 janvier 1908.

Mlle C... — Couturière, 18 ans.

Vient pour un eczéma seborrhéique superficiel au visage, datant de six ans environ.

| A. H. — Parents bien portants. Le père a la figure très rouge, sans acné.

À. G. — Deux frères et une sœur, bien portants, également sans acné. Un frère mort en bas-âge.

A. P.— Congestion pulmonaire à sept ans. Scarlatine à onze ans.

Réglée à onze ans et demi, régulièrement. Pas de troubles fonctionnels pendant la période précataméniale. Les règles, très douloureuses pendant les deux premiers jours, (elle est obligée de rester couchée) cessent de l'être quand elles finissent.

Actuellement, Mlle C... a un eczéma séborrhéique, superficie) du visage, avec prédominence très marquée au front, au menton et aux régions sous-orbitaires.

Début il y a six ans, un peu avant la puberté, presque aussitôt après la scarlatine, par de petites plaques rouges qui se seraient recouvertes de squammes peu après la menstruation. ;

Mile C... a toujours mangé vite (quinze à vingt minutes par repas); elle a toujours eu bon appétit, mangeant beau-

coup de viande et très épicé; elle fit toujours pendant son repas.

. Pas de polydipsie (un verre d’eau rougie).

Elle n’a jamais souffert de l’estomac : pas de lourdeur, pas de digestion pénible, pas de somnolence après le repas.

Mais le visage est chaud, cuisant, rouge; poussées congeshves très marquées pendant trois quarts d’heure, puis moins fortes : durée totale, une heure et demie.

Les placards eczémateux sont encore plus rouges que le reste de la figure, et cette rougeur dure beaucoup plus longtemps que la congestion faciale : ils ne commencent à pâlir que vers quatre ou cinq heures de l’après-midi; quelquefois, leur congestion dure jusqu’au repas suivant. ;

Poussée très nette à chaque période menstruelle: pendant les huit jours qui précèdent les règles, les placards eczémateux apparaissent davantage, atteignent leur maximum au début des règles, et diminuent ensuite, mais sans jamais disparaître complètement dans leur intervalle.

Mile C... est très nerveuse. Son eczéma est pour eue une préoccupation constante, car elle craint de ne pas guérir. Elle est hantée par l’idée qu’on se retourne dans la rue pour la regarder.

Erythrose psychique très marquée; la moindre émotion la provoque d’une façon intense et durable (cinq à six minutes).

Rarement migraines.

EXAMEN DENTAIRE

Dents de sagesse supérieures : en évolution.

Première prémolaire supérieure gauche : Carie pénétrante.

Première molaire inférieure gauche a été fracturée, et il reste deux racines non douloureuses.

Points sous-orbitaires sensibles à droite et à gauche.

Pendant trois ans, Mile C.. n’a suivi aucun traitement; puis, elle a vu un médecin qui a conseillé des lavages ‘à l'eau de Vichy très chaude : résultat nul.

Enfin, elle a été à Trousseau, où on a prescrit une pommade à l’oyxde de zinc : résultat nul.

TRAITEMENT. — Bradyphagie sans rien changer au régime habituel.

Localement : Pommade à acide salicylique. soufre et oxyde de zinc.

28 janvier. re Mlle C... affirme qu’elle est fidèle à la prescription.

Les bouffées congestives du visage sont moins fortes, et durent un peu moins longtemps ; leur durée varie d’un à trois quarts d’heure, suivant le menu des repas. Elles sont beaucoup plus marquées quand Mlle C.. a mangé de la viande et du fromage.

On remplace la pommade salicylée qui est un peuirritante, par de la pommade à l’oxyde de zinc.

2 février.

Statu quo, au point de vue érythrose digestive. Amélioration très nette de l’eczéma qui est moins farineux.

Les placards eczémateux sont encore rouges pendant plusieurs heures après le repas, mais cette rougeur dure moins longtemps : elle a toujours disparu vers quatre heures de l’après-midi.

On continue à mettre chaque soir de la pommade à l’oxyde de zine.

Bradyphagie mal faite. Mile C.. ne s’applique pas à mastiquer suffisamment ses aliments.

Erythrose digestive : statu quo.

Les règles, apparues du 16 au 19.février, ont été très douloureuses pendant les deux premiers jours, comme d’habitude. Poussée d’eczéma aussi marquée qu’à la période cataméniale précédente; elle a, comme cette dernière, débuté huit jours avant les règles.

Amélioration très marquée depuis la fin des règles.

On continue l’emploi de la pommade à l’oxyde de zine, et lon met Mile C... au régime végétarien complet, en recommandant toujours une maslication minutieuse et la suppression de la lecture pendant le repas.

25 février. |

Régime végétarien bien supporté. Mlle C.. dit manger beaucoup plus lentement. L’érythrose digestive est moins forte (une demi-heure environ); la rougeur des placards séborrhéiques dure toujours plusieurs heures après le repas (jusqu’à 4 heures). : |

9 mars. | Régime végétarien bien observé. Mastication bien faite. | La congestion du visage est à peine sensible après le repas, -

La rougeur des placards séborrhéiques ne dure plus que deux heures seulement ; dans le courant de la journée, ils sont également moins rouges, et surtout moins desquammants. L’érythrose psychique se produit moins facilement et dure moins longtemps (2 minutes seulement).

On commence le massage aujourd’hui.

Régime ataraxique toujours bien suivi. Plus du tout. d’érythrose digestive. Depuis le massage, amélioration très rapide des séborrhéides qui, dans le courant de la journée, sont à peine perceptibles. (Après le repas, elles sont à peine plus rouges, et ce, pendant une heure seulement.)

16 mars.

Légère poussée hier après-midi. Les séborrhéides ont été un peu plus rouges pendant trois heures environ. (Mile C..'a bu du vin et mangé de la viande à déjeuner).

18 mars.

Régime toujours bien suivi.

L'amélioration s’accentue. Les séborrhéides sont complètement disparues du visage, sauf à l’angle maxillaire gauche. Mlle C... attend ses règles. Autrefois, poussée très forte débutant huit jours avant les règles, et se terminant huit jours après.

LE Mmars. 2 On constate aujourd’hui une légère reviviscence des séborrhéides (quelques taches rouges disséminées sur la figure). Règles apparues le 20 mars, avec leur cortège habituel de douleurs qui ont obligé Mile C... a rester couchée, comme d'habitude, pendant deux jours.

26 mars.

Règles terminées le 23 mars; face absolument normale; pas de trace de séborrhéides. Légères rougeurs dans la soirée d'hier. (Hier matin, traitement dentaire.) F*

On supprime aujourd’ hui le régime végétarien complet pour donner un régime mixte (un peu de viande à midi).

On ne fait plus que deux massages par semaine. Mile C... continuera à se masser elle-même dans l’intervalle,

10 avril.

Régime mixte bien supporté.

Pas d’érythrose digestive.

Séborrhéides complètement disparues: Mile C.…. devient seulement un peu plus rouge quand elle mange un peu plus vite. Elle est donc guérie. On cesse les massages aujourd’hui.

10 octobre.

Nous revoyons Mlle C.. venue aujourd’hui à l’hôpital, sur notre demande.

La guérison complète s’est maintenue pendant un mois environ.

En mai 1908, Mile C... s’est beaucoup surmenée. Ne disposant plus que de vingt minutes pour déjeuner, elle a été obligée de manger beaucoup plus vite. Pas de troubles gastriques, mais, en quelques jours, récidive de l’érythrose digestive, et des séborrhéides qui ont été aussi marquées qu’au mois de janvier. &

Elle n’a suivi aucun traitement. Cette poussée a duré un mois environ, et s’est calmée dès que Mile C... a cessé de se surmener et a,pu reprendre la bradyphagie.

Quoique Mile C... ne fasse maintenant qu’une bradyphagie relative, elle n’a plus d’érythrose digestive, et ne présente plus trace de séborrhéides. L’érythrose psychique n’a pas reparu. L’interrogatoire de la malade n’a pas déterminé aujourd’hui d’érythrose marquée.

Les règles sont toujours aussi douloureuses, mais ne déterminent plus de poussée de séborrhéides.

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