‹ Le matérialisme contemporain (volume 2)Chapitre 12 sur 36 · Prvncipia matliemalica, p · texte numérisé non relu

Prvncipia matliemalica, p

de mes lecteurs la question de savoir si cet agent esî matériel ou immatériel (1). »

Il résulte de ces différents textes, qu'aux yeux de Newton (qui a bien le droit d'être écouté quand il s'agit de la nature de l'attraction) ce phénomène était vraisemblablement l'effet d'une cause mécanique, agissant conformément aux lois générales du mouvement, quoiqu'on n'ait pas encore assez d'expériences pour rien affirmer sur la nature de cette cause mécanique. Quelques-uns des plus grands savants du xvine siècle ont adopté cette opinion, par exemple Euler, qui, tout en défendant énergiquement la loi de Newton contre les cartésiens, admettait cependant avec ceux-ci que. tous les phénomènes de mouvement s'expliquent mécanique ment, et rejetait l'idée d'une attraction à distance, comme d'une qualité occulte renouvelée des scolastiques. Voici ce que nous dit Euler à ce sujet :

« C'est un fait constaté par les raisons les plus solides que, dans tous les corps célestes, il règne une gravitation générale par laquelle ils sont poussés ou attirés les uns vers les autres, et que cette force est d'autant plus grande que les corps sont plus proches entre eux. Ce fait ne saurait être contesté ; mais on dispute s'il faut l'appeler une impulsion ou une attraction, quoique le seul nom ne change rien dans la chose même. Votre Altesse sait que l'effet est* le même, soit qu'on pousse un chariot par derrière ou qu'on le tire par devant; ainsi l'astronome, uniquement attentif à l'effet de

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